39 pôles de compétitivité ont atteint leurs objectifs, 13 ont failli dans leurs missions

Mobilité

Le gouvernement dévoile une étude d’évaluation sur les performances des pôles de recherche labellisés et prépare une révision du dispositif.

Presque quatre ans après leur labellisation, les 71 pôles de compétitivité viennent de faire l’objet d’une “évaluation” par le gouvernement qui avait confié une étude dans ce sens aux cabinets Boston Consulting Group et CM International. Le rapport vient d’être remis à Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation (rattaché au Minefe) et Hubert Falco, secrétariat d’Etat chargé de l’aménagement du territoire (rattaché au Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire).

Ce rapport, réalisé sur la période novembre 2007 – juin 2008, alimentera les réflexions sur “les orientations de la politique des pôles de compétitivité pour les années à venir”. Les décisions prises dans ce sens seront annoncées lors d’un comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires.

Néanmoins, le rapport dresse un bilan mitigé des actions des pôles de compétitivité. Selon Boston Consulting Group et CM International, 39 pôles “ont atteint les objectifs de la politique des pôles de compétitivité”, 19 pôles ont “atteint partiellement leurs objectifs” et 13 pôles “pourraient tirer parti d’une reconfiguration en profondeur”.

Les TIC plutôt bons élèves

La contribution Technologie de l’information et des communications (TIC) se révèle globalement positivve puisqu’une série de pôles de compétitivité dédiés à ce thème font figure de bons élèves : Cap Digital Paris Région, Images et réseaux (Bretagne), Solutions communicantes sécurisées (SCS) en région PACA, System@tic Paris Région, Transactions électroniques sécurisées (TES) en Normandie.

Fort de ce diagnostic, le gouvernement pourrait être amené à réviser à la baisse le spectre des pôles répartis dans toute la France afin de se concentrer sur les domaines jugés les plus stratégiques et procéder à des investissements plus ciblés.

Afin de faciliter le processus de décisions au plus haut sommet de l’Etat, les cabinets d’études sont émis cinq “recommandations d’évolutions”. Certaines pointent du doigt le manque de gouvernance et de responsabilité de la part de l’Etat (“mieux intégrer la politique des pôles de compétitivité dans les politiques de recherche et d’appui à la R&D” ou “réaffirmer l’engagement de l’Etat au près de pôles de compétitivité et en développer la dimension de pilotage stratégique du dispositif”) mais aussi de la part des collectivités (“responsabiliser plus fortement les acteurs des pôles de compétitivité en
évoluant vers une logique de contractualisation et de contrôle a posteriori, dans un environnement local simplifié”).


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