3G : Free Mobile pourrait secouer les opérateurs

Mobilité

Sur le volet itinérance 3G, Free Mobile pourrait “choisir les voies contentieuses” pour obliger les autres opérateurs réseaux (Orange, SFR et Bouygues Telecom) à coopérer.

Free Mobile rencontre des difficultés pour discuter itinérance 3G sur les réseaux des opérateurs les plus influents : Orange, SFR, Bouygues Telecom.

Ces derniers freineraient voire bloqueraient les pourparlers sur le sujet avec le nouvel opérateur qui a décroché la quatrième licence mobile 3G en janvier.

Conséquence pour les futurs clients à l’arrivée de Free Mobile prévue en 2012 : ils pourraient se voir priver d’une connexion 3G, faute d’accord.

Difficile d’être surpris par le comportement des opérateurs mobiles installés. Orange, SFR et Bouygues Telecom regardent tous avec une certaine inquiétude l’arrivée de Free dans la mobilité qui s’est engagé à casser les prix dans leur secteur de prédilection.

Inutile de se montrer d’emblée consensuel avec le futur concurrent Free Mobile. Le groupe Iliad-Free a déjà monté sa capacité à prendre une position forte dans l’Internet fixe en imposant le triple play devenu l’offre standard pour tous les opérateurs.

Selon les obligations ARCEP : Free Mobile doit couvrir avec son propre réseau 25% de la population en deux ans (et 80% en huit ans). Il devra proposer une offre de téléphonie, de messagerie, l’accès à Internet et un service de transmission des données.

Mais un opérateur comme SFR reste ferme sur la teneur du débat. “Nous discutons uniquement d’une offre d’itinérance de ses abonnés en 2G, comme la loi nous y oblige. Pas en 3G”, affirme Frank Esser, P-DG de SFR, interrogé le 12 mai par Les Echos.

Pourtant, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a glissé une extension vers la 3G mais l’accent ne semble pas suffisamment prononcé. “Lorsqu’il aura couvert 25% de la population, le nouvel entrant bénéficiera, pendant six ans, d’un droit à l’itinérance GSM sur l’un des trois réseaux mobiles actuels”, précise la Lettre de l’ARCEP (août-septembre-octobre 2009). “Enfin, les opérateurs 2G/3G existants devront partager leurs sites en lui permettant de co-localiser ses équipements 3G.”

Toujours selon Les Echos dans son édition du jour, Free Mobile devra y aller aux forceps en engageant une “voie contentieuse”. Il est notamment prévu une saisine de l’ARCEP “en règlement de différend en cas d’échec des négociations”


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