4ème licence 3G : Virgin Mobile et Numericable renoncent à poser leur candidature

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Free risque d’être le seul candidat à l’obtention de la quatrième licence 3G. Virgin Mobile et Numericable renoncent à une candidature commune, pour des raisons économiques et techniques.

Tout le bonheur est pour Free ! C’est décidé : Virgin Mobile et Numericable ne présenteront pas un dossier de candidature commun pour obtenir la quatrième licence 3G. Depuis plusieurs mois, le MVNO regardait ce dossier “de très près”, et avait projeté de former un partenariat avec Numericable.

De son côté, le câblo-opérateur avait affirmé qu’il ne se lancerait pas seul dans l’aventure, tout en précisant qu’il souhaitait obtenir des éclaircissements sur “les conditions de déploiement” du nouvel entrant et la “rentabilité du modèle économique”.

Il y a quelques jours, le groupe télécoms égyptien Orascom avait aussi jeté l’éponge, tout comme l’opérateur mobile virtuel Kertel, qui avait décidé en septembre dernier de renoncer à cette candidature.

Virgin Mobile et Numericable estiment que les chances de parvenir à exploiter correctement un quatrième réseau mobile en France sont encore trop incertaines. Les deux opérateurs ont ainsi été arrêtés par le manque de “garanties suffisantes quant aux modalités de déploiement d’un réseau en propre pour le nouvel entrant”.

Une couverture du territoire impossible à garantir

En effet, parmi les conditions imposées par l’ARCEP pour l’obtention de la quatrième licence 3G figurent celles de couvrir au moins 25% de la population française au bout de deux ans, puis 80% au bout de huit ans.

Virgin Mobile et Numericable pensent en effet que les opérateurs mobiles déjà présents sur le secteur de la 3G ont du mal à trouver de nouveaux endroits pour implanter leurs antennes-relais, surtout à l’heure où les problèmes sanitaires liés aux émissions d’ondes électromagnétiques occupent le devant de la scène.

Car même si un rapport de l’Afsset a récemment estimé que ces ondes ne sont pas dangereuses pour la santé, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a préféré mettre en avant le fameux principe de précaution.

Un coût d’exploitation encore trop élevé

Le problème est donc technique mais aussi économique : “C’est un raisonnement économique”, a expliqué à l’AFP Pierre Danon, le P-DG de Numericable: pour la licence, “il faut déployer 12 000 antennes” dont le prix unitaire varie de 5 000 à 70 000 euros suivant si cette antenne peut facilement ou non être déployée. Et Geoffroy Roux de Bézieux, P-DG de Virgin Mobile de renchérir : toutes ces conditions créent “une incertitude juridique, technique, financière”.


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