Adblock Plus : cette liste blanche qui pose question

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La liste blanche associée au bloqueur de pub Adblock Plus continue de grossir. Qui y a été intégré… et sous quelles conditions ?

Avec la dernière mise à jour réalisée le 25 novembre 2015 à 18 h 48, elle comporte désormais 7 417 lignes : la liste blanche associée à Adblock Plus continue de grossir… et de susciter des interrogations.

Difficile, au premier abord, de s’y retrouver dans l’immensité de ce fichier texte nommé exceptionrules.txt.

Eyeo, l’éditeur allemand d’Adblock Plus, s’en sert pour laisser passer les publicités qu’il considère comme « non gênantes ». Il faut pour cela qu’elles répondent à plusieurs critères : ne pas détourner l’attention, être aisément distinguables, ne pas masquer de contenu, etc.

Les éditeurs et plates-formes qui ne répondent pas à ces exigences peuvent tout de même rejoindre la whitelist activée par défaut chez les utilisateurs finaux… Mais moyennant contribution financière ; en l’occurrence, un partage de revenus publicitaires.

En parcourant le fichier, on retrouve de nombreuses références à la régie DoubleClick de Google, ainsi qu’à divers produits publicitaires de la firme tel AdSense.

Parmi les autres références du secteur inscrites sur la liste blanche, on citera Outbrain et Taboola, pour des sites de médias comme le Los Angeles Times, CNN, Fox News le Daily Mail et le Huffington Post. Mais aussi des sites de divertissement comme Allociné.

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Des Frenchies sur la liste

La manière dont la liste est ordonnée ne permet pas de déterminer quels sont ceux qui ont payé pour passer à travers les mailles du filet Adblock Plus.

On perçoit néanmoins une différence entre les domaines sur lesquels ne sont bloquées que les pubs qui « semblent » répondre aux critères d’Eyeo, et ceux où toutes les pubs passent (dans ce cas, la seule mention « Ads » est employée, sans précisions de type « text » ou « display »).

Dans cette catégorie, on retrouve de grands noms du Web comme Amazon, Microsoft et LinkedIn. Mais aussi le groupe CCM Benchmark, qui détient, entre autres, Comment Ça Marche, L’Internaute, le Journal des Femmes et Copains d’Avant.

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Des acteurs moins connus y figurent, comme le réseau StandS4, qui exploite definitions.net, lyrics.net, convert.net ou encore synonyms.net. On trouve aussi beaucoup d’entreprises allemandes, à commencer par 1&1 : les liens sponsorisés ne sont pas bloqués sur l’ensemble des sites gérés par l’hébergeur.

De nombreux moteurs de recherche sont par ailleurs intégrés à la liste blanche, qu’ils soient généraux (hallar.com, trouver.com, metasearch.com…) ou verticaux (Rapidshopper, Jobfinder, Travel24…).

Criteo est dans la place

En vrac, on trouve aussi toute une collection de voyagistes en ligne (eDreams, Liligo, Opodo, Travellink) et de sites e-commerce (eBay, Gumtree, 2ememain). Ainsi que des sources plus exotiques, comme le blog de Miguel Diaz, développeur de logiciels.

Un autre spécialiste de la pub en ligne a récemment fait son entrée sur la whitelist : Criteo. L’intégration – entre les lignes 6821 et 6823 – est effective en date du 15 octobre 2015. Elle est confirmée par la société au Journal du Net : « Cela va permettre aux publicités de nos clients d’être diffusées quand un adblocker est en place ».

Des pubs compatibles avec la politique d’Eyeo ? Comme avec Outbrain et Taboola, la question se pose, d’autant plus qu’il s’agit de reciblage display…

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Crédit photo : Maryna Pleshkun – Shutterstock.com


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