ADSL : France Télécom annonce des baisses de tarifs

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Baisses de prix sur Netissimo/ligne ADSL, nouveaux tarifs de dégroupage, élargissement de la gamme des produits haut débit, accroissement de la couverture du territoire… France Télécom veut dynamiser le marché de l’ADSL en France et atteindre, avant la fin de l’année, le million d’abonnés. Les conditions annoncées devraient y aider mais elles ne seront pas mises en oeuvre avant la fin de l’été.

Moins 17 et moins 23 % environ, ce sont les baisses annoncées par France Télécom respectivement sur les abonnements ADSL Netissimo 1 et 2 qui s’intitulent désormais Ligne ADSL 512 et Ligne ADSL Pro. L’ADSL 512 va donc passer de 30,19 à 25 euros tandis que la la Ligne Pro sera facturée 70 euros (HT) contre 91,47 précédemment. Seuls les abonnés, actuels ou futurs, à une offre Netissimo/Ligne ADSL bénéficieront de ces tarifs. Ainsi, un abonné Wanadoo Ligne ADSL aujourd’hui facturé près de 51 euros (30,19 pour la ligne + 20,58 pour l’accès) verra sa facture se réduire à environ 45 euros. Soit le prix que payent actuellement les internautes abonnés aux formules pack ADSL.

Non concernés par ces annonces, les abonnés pack pourraient cependant bénéficier, à terme, de réductions. Outre les nouveaux tarifs en direction du consommateur, France Télécom annonce également des baisses sur le dégroupage. L’accès totalement dégroupé (voix et données ADSL) passera de 14,48 à 11,5 euros par paire de cuivre et par mois, soit – 21 %, tandis que l’accès partagé chutera de 43 % à 3,5 euros au lieu de 6,10. Reste à savoir si ces nouvelles conditions contenteront les opérateurs. Les fournisseurs d’accès (FAI) n’ont pas été oubliés puisqu’ils vont bénéficier d’une réduction de 45 % sur le trafic de collecte (Collect IP) et de 20 % sur les offres en gros (IP ADSL). Enfin, des réductions de l’ordre de 30 % seront appliqués aux opérateurs qui choisissent de réserver une partie des DSLAM de France Télécom plutôt que d’installer les leurs. Il est évidemment encore trop tôt pour estimer les retombées de ces baisses sur la facture de l’utilisateur final, voire même de savoir si ces conditions vont contenter les opérateurs. Nous y reviendrons probablement.

Des débits sur mesure

Autre bonne nouvelle, l’enrichissement des offres limitées jusqu’alors à 512 et 1 024 Kbits/s. L’opérateur historique tente de répondre aux différents besoins en élargissant sa gamme de produits. Il propose ainsi une première offre à 128 Kbits en voie descendante et 64 Kbits en voie montante pour 20 euros TTC (au lieu de 25 pour l’ADSL 512), et une seconde à 1 024/128 Kbits pour 55 euros HT (au lieu de 70 pour l’ADSL Pro).

Les opérateurs concurrents pourront également enrichir leurs offres puisque le contrat ADSL ATM Connect permettra huit niveaux de qualité (64, 128, 256, 512, 762, 1 024, 1 280 et 1 256 Kbits/s, a priori).

Si l’abonnement à l’ADSL 512 sous forme de pack à 15 ou 20 euros par mois n’est pas encore au programme, saluons l’effort de France Télécom qui, sous réserve de validation par l’Autorité de régulation des télécoms (ART), appliquera ses nouveaux tarifs et nouvelles offres à la rentrée prochaine (fin de l’été). A travers ces réformes, le groupe vise à dynamiser l’ADSL en France. Parallèlement, l’opérateur poursuit la couverture du territoire et espère couvrir 84 % des lignes en 2004 contre 80 % précédemment. Objectif : atteindre le million d’abonnés (tous FAI confondus) à la fin de l’année. Fin 2001, l’opérateur avait manqué de peu son objectif de 500 000 abonnés (voir télégramme du 6 février 2002). Si opérateurs et FAI suivent la tendance à la baisse, l’objectif devrait être largement dépassé.


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