ADSL : décollage imminent !

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Les premières villes qui participeront le 3 novembre au lancement commercial de l’Internet à haut débit sur les fils du téléphone sont techniquement prêtes. D’ici la fin de l’année prochaine, 50 grandes villes françaises devraient être couvertes.

Le compte-à-rebours de l’ADSL a commencé. A partir du 3 novembre, les villes d’Issy-les-Moulineaux, Neuilly-sur-Seine et les six premiers arrondissements de Paris proposeront en France les premiers services commerciaux d’Internet à haut débit sur le réseau téléphonique. Une phase de pré-commercialisation était déjà en cours depuis plusieurs semaines, qui a permis de valider les équipements et faire mûrir les tarifs proposés aux entreprises et au grand public. Les quatre sites sont aujourd’hui techniquement prêts, selon un porte-parole de France Télécom.

Ainsi, toujours prompte à mettre en avant son image de ville numérique, la mairie d’Issy-les-Moulineaux prépare pour le 22 octobre une démonstration publique en avant-première. La municipalité envisage d’ailleurs d’installer des bornes d’accès à haut débit dans plusieurs lieux publics (médiathèque, écoles, etc.). Les visiteurs alléchés par l’Internet ADSL pourront alors faire leurs calculs pour une installation à la maison. Le service Netissimo 1 de France Télécom sera commercialisé au prix de 265 francs TTC par mois, pour un débit maximal en réception de 500 Kbps (soit 64 Ko/s) et de 128 Kbps (16 Ko/s) en émission. Il faudra ajouter le prix de location du modem : 45 francs par mois. Inutile de songer à acheter l’appareil : il coûte environ 2000 francs et sera immanquablement remplacé d’ici peu par une nouvelle génération de modems ADSL plus performants. Les petites entreprises ou les particuliers gourmands en connexion pourront se reporter vers Netissimo 2, qui apporte des débits de 1 Mbps (128 Ko/s) en réception et 256 Kbps (32 Ko/s) en émission. Evidemment, c’est plus cher : 700 francs HT par mois. Mais ici, le prix de la location du modem est inclus. Enfin, l’utilisateur sera libre de choisir son fournisseur d’accès Internet, gratuit ou payant.

France Télécom prévoit que tout Paris “intra-muros” disposera de l’ADSL au début 2000. Si tout va bien, environ 50 grandes villes seront équipées d’ici les douze prochains mois. Enfin, la technologie ADSL deviendra disponible d’ici 3 ans dans 250 villes de l’Hexagone. D’ici là, d’autres opérateurs concurrents seront entrés dans course, laissant espérer le déploiement d’un Internet à haut débit pour une partie importante de la population, comme ce fut le cas avec la téléphonie mobile. Ainsi, le groupe Vivendi prévoit d’expérimenter l’ADSL à Monaco, grâce à un partenariat entre ses filiales Cegetel, AOL et l’opérateur Monaco Telecom dont il détient des parts. A partir du 8 novembre, les trois sociétés testeront l’ADSL auprès de 500 clients (particuliers et entreprises). Les débits -allant jusqu’à 1 MBps-, seront associés à l’accès Internet AOL qui se dotera alors de nouveaux contenus dédiés au surf à grande vitesse (vidéos, voix sur ADSL, etc.). Les essais dureront un an avant un lancement commercial sur le territoire français. Seul impératif : l’ouverture de la boucle locale. Cegetel attend avec impatience la possibilité de facturer directement ses services aux clients, qui restent reliés chez eux au réseau téléphonique grâce à l’infrastructure de France Télécom.

Pour en savoir plus :

* L’ADSL à Issy-les-Moulineaux

* L’ADSL vu par France Télécom


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