Affaire SiteFinder : VeriSign une nouvelle fois débouté

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La justice américaine a rejeté les arguments de VeriSign opposé à l’Icann dans l’affaire des re-directions d’adresses Web inexistantes. Le registrar comptait relancer ce service. Raté.

SiteFinder, le service de re-direction et recherche des adresses Web de VeriSign, n’est pas prêt de rouvrir ses portes. Un tribunal fédéral de Californie vient de rejeter, pour la seconde fois, la plainte déposée par la société commerciale chargée de la gestion des “.com” et “.net” à l’encontre de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers(Icann), organisme international chargé de gérer l’architecture des attributions des noms de domaine (DNS).

Rappel des faits : en septembre 2003, VeriSign modifie ses serveurs afin de rediriger les adresses Web mal saisies, ou qui n’existent pas, vers son service de recherches SiteFinder (voir édition du 19 septembre 2003). Au-delà du seul manque de respect des standards de l’Internet Engineering Task Force(IETF), SiteFinder est considéré comme une atteinte à la vie privée dans la mesure où il établit des correspondances entre ce que saisit l’utilisateur et ce qu’il cherche exactement. Une initiative mal acceptée de l’Icann qui somme VeriSign de retirer son service (voir édition du 22 septembre 2003). Sous la pression, le registrar finit par céder (voir édition du 6 octobre 2003) mais réfute les arguments de l’organisme de gestion des DNS (voir édition du 9 octobre 2003). Signe de son mécontentement : VeriSign ira jusqu’à remettre en cause sa légitimité (voir édition du 27 février 2004). Pour la prochaine étape, VeriSign décide de porter l’affaire en justice.

Les sept plaintes rejetées

Verisign dépose une première plainte en février 2004. Rejetée par la justice en mai 2004, le registrar revient à la charge. Mais la nouvelle décision de justice ne tourne toujours pas en sa faveur. Le 26 août 2004, le juge Howard Matz rejette les sept plaintes déposées par la société commerciale, estimant les allégations “insuffisantes”. VeriSign reprochait notamment à l’Icann de s’être laissé influencer par ses concurrents présents au sein du comité directeur de l’organisme de gestion des DNS pour établir le rapport visant l’arrêt du service de re-direction. A noter que VeriSign est également présent à ce board. VeriSign n’a pas encore fait connaître ses intentions de faire appel ou non.


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