Airbnb a toujours les coudées franches à San Francisco

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Les électeurs de San Francisco ont voté « non » à 55% à la « Proposition F », une proposition de loi visant à limiter à 75 nuits par an la durée des locations proposées par des particuliers, via Airbnb.

Airbnb vient de sauver sa peau à San Francisco. Bastion de la plate-forme Web de location de logements de courte durée entre particuliers, la ville californienne a fait appel, le 3 novembre dernier, à ses électeurs pour vioter pour ou contre une proposition de loi, baptisée « Proposition F ».

Celle-ci visant à réduire à 75 nuits par habitant et par an la durée légal de la location d’un hébergement à San Franciso, contre 90 nuitées actuellement, à acter la déclaration obligatoire chaque trimestre des transactions enregistrées sur des plates-forme comme Airbnb par les propriétaires loueurs, et à faciliter d’éventuelles poursuites engagées par des locataires ou des voisins.

Mais la « Proposition F » a été rejetée par 55% des votants, selon les résultats publiés par la commission électorale, grâce notamment à de savantes actions de lobbying menées par Airbnb, soutenu par Edwin Lee, le maire de la ville.

Cette proposition de loi avait été déposée par des activistes politiques, des associations de voisinage  et des hôteliers, redoutant la hausse des loyers à San Francisco, boostée par la demande de logements touristiques, relayée, entre autres, par Airbnb, et la baisse de demande pour des chambres d’hôtels en ville.

Pour être sûr que la « Proposition F » ne soit pas approuvée, Airbnb n’a pas hésité à mener une âpre campagne pro-location touristique, à coup de vidéos publicitaires, de soutiens politiques, et de porte-à-porte, qui lui aurait coûté la bagatelle de 8 millions de dollars.

 

Crédit image : Pal Teravagimov – Shutterstock.com


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