D’Aix-Marseille à Toulouse : un premier round-up pour la French Tech

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La diversité du tissu entrepreneurial de la France numérique s’illustre dans les 9 métropoles auxquelles le gouvernement vient de décerner le label national « French Tech ».

Voici bientôt un an, Fleur Pellerin, alors ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique, posait les jalons du dispositif « French Tech« , visant à faire rayonner les écosystèmes porteurs d’un dynamisme entrepreneurial et favorables au développement des start-up.

Outre la promotion de ce projet et l’investissement dans des initiatives privées comme des programmes d’accélération de jeunes pousses, l’un des principaux axes stratégiques était la labellisation de quelques métropoles recelant un potentiel de création et d’épanouissement de niveau international.

L’appel en région avait été publié en janvier dernier dans le cadre des vœux de la « French Tech ». Les premières certifications viennent d’être délivrées, ce mercredi 12 novembre, par Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique. Les neuf villes sélectionnées – pour quinze candidatures enregistrées – sont présentées comme « fortes d’une culture entrepreneuriale, de talents, de maîtrise technologique et de financement ».

En tête de liste figure Aix-Marseille (@FrenchTechAM sur Twitter), communauté urbaine de 1,721 million d’habitants qui regroupe des entreprises comme First Light Imaging (caméras à infrarouges) et Neotys (tests de performances des applications Web et mobiles). Le big data, le sans contact, le e-tourisme et les « Smart Cities » s’inscrivent comme les filières emblématiques, avec le soutien d’accélérateurs privés comme The Camp et Jaguar Network.

Avec ses quelque 727 000 habitants, Bordeaux (@FrenchTehcBX) se présente plutôt comme une pépinière de talents dans le e-commerce, avec une success-story nommée CDiscount. La communauté urbaine réunit des PME en forte croissance comme Conecteo (solutions pour centres d’appels) et AT Internet (mesure d’audience de sites Web et mobiles). Elle abrite aussi l’accélérateur Hemera (qui accueille 33 entrepreneurs) et un bâtiment-totem nommé la Cité numérique.

A Grenoble (@DigitalGrenoble ; 675 000 habitants), les pépites se nomment Spartoo (vente en ligne de chaussures, sacs et vêtements), Bonitasoft (logiciels de gestion de processus) ou encore Wizbii (réseau social professionnel axé sur les étudiants). Les talents s’expriment principalement dans l’énergie, la micro-électronique et les nanotechnologies, avec le concours d’accélérateurs privés comme Startup Maker.

Lille (@LilleFrenchTech) et son aire urbaine de 1,64 million d’habitants est le fief d’entreprises comme Adictiz (social gaming), Sparkow (marketing cloud)… et OVH, premier hébergeur européen. L’Internet des objets y occupe une place de choix, au même titre que les industries créatives, sous la bienveillance de Sparkling Partners (accélérateur privé) et d’Euratechnologies (public).

A Lyon (@LyonFrenchTech ; 1,31 million d’habitants), ce sont la ville intelligente et la robotique qui sont à l’honneur, notamment dans le bâtiment-totem Lyon French Tech, installé sur 3000 m² dans le quartier Confluence. Parmi les entreprises innovantes, on recense Woonoz (e-learning), Tilkee (suivi commercial) et Robopolis (robotique personnelle) ; parmi les structures d’accompagnement, Axeleo et Boost in Lyon.

Le domaine de la e-santé s’illustre à Montpellier (@MTP_numérique ; 415 000 habitants dans l’agglomération), qui prévoit la création d’un pôle numérique de 12 000 m² à l’horizon 2018. A l’heure actuelle, ses pépites se nomment Awok (objets connectés), Teads (publicité vidéo) ou encore Scimob (jeux sur mobile). Business Innovation Center se pose comme le principal incubateur public.

Avec 884 000 habitants dans son aire urbaine, Nantes (#NantesTech) abrite des entreprises comme Affilogic (biotechnologies), Ceeram (microbiologie) et Hydrocean (simulation numérique pour le domaine naval). La « green tech » et la fabrication numérique y sont prédominantes, avec comme centre névralgique un bâtiment-totem de 26 000 m² dans les anciennes Halles. Du côté des accélérateurs, on retrouve Company Campus (privé) et Atlantic 2.0 (privé).

La cybersécurité et les télécoms sont plus en vogue à Rennes (@LaFTRennes ; 680 000 habitants dans l’aire urbaine hors Saint-Malo), où des accélérateurs tels La Fabrique (privé) et le Booster (public) soutiennent des jeunes pousses nommées Digitaleo (marketing multicanal), Secure IC (systèmes embarqués) ou encore Caps Entreprise (calcul haute performance).

Neuvième et dernière métropole primée (dans l’ordre alphabétique), Toulouse (@FrenchTech_Tlse) et sa communauté urbaine de 780 000 habitants. Le cloud computing et l’aéronautique y occupent une place centrale autour du bâtiment-totem La Cantine Numérique. Parmi les entreprises jugées « dynamiques » par le gouvernement figurent MyFeelback (questionnaires ciblés), Sigfox (M2M, Internet des objets) et Unitag (générateur de QR codes).

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