Akamaï : nouvelle offre et bureau français

Mobilité

Pour l’instant spécialisée dans le service aux entreprises Internet, Akamai va bientôt offrir ses services aux particuliers. Installée depuis peu en France, Akamai passe actuellement de prestigieux partenariats et possède des projets tous azimuts.

Forte d’une maîtrise technologique dans le domaine du désengorgement de réseau et d’un réseau récemment amélioré par plusieurs acquisitions et partenariats (voir éditions du 8 février 2000 et du 21 février 2000), Akamaï continue de se développer hors de ses marchés de bases et de ses frontières. La société américaine devrait lancer en juillet de nouvelles offres destinées pour les unes aux entreprises et pour les autres aux particuliers via les fournisseurs d’accès (FAI), ce qui est déjà le cas aujourd’hui.

Akamaï compte lancer ses services sous le nom de Interactive Broadcast Platform, avec une division en deux parties, E-Broadcast pour les entreprises et FreeFlow Streaming pour les particuliers. Si E-Broadcast permettra aux entreprises d’utiliser les technologies Akamai pour la diffusion de discours officiels ou de cours de formation au personnel au sein d’un intranet ou via Internet, FreeFlow Streaming s’orientera plus vers le contenu multimédia comme la musique et la vidéo. Du fait du partenariat récent d’Akamaï avec AOL, pas besoin de se demander qui fournira majoritairement le contenu. D’autant plus que la firme a passé de nombreux accords dans le domaine du divertissement avec d’autres poids lourds de l’Internet, comme Yahoo, CNN ou Apple.

En France, Akamaï vient d’ouvrir un bureau mais, pour le moment, la structure ne compte que six personnes. Cela n’empêche pas Akamaï de conclure de prestigieux partenariats pour distribuer en streaming du contenu comme les émissions de Canal Web, un des pionniers de la télé sur le Net, ou certains grands moments du Festival de Cannes. Avec le but de promouvoir les technologies “maisons” comme lors du concert NetAid, récent concert de rock diffusé sur Internet, où Akamaï a pu assurer une qualité de streaming convenable à un million de connectés à la fois. Dans l’hexagone, Akamaï compte offrir les même services qu’aux Etats-Unis avec un tarif pour les professionnels de 13 250 francs HT par mois (sur une base contractuelle annuelle ou bi-annuelle) le Mbit de bande passante où Akamaï prétend pouvoir transmettre 160 Go de données à la seconde. Dans ce prix est compris pour les clients d’Akamaï, les fonctions de monitoring, comprenant les statistiques sur le nombre de hits et, beaucoup plus intéressant, la provenance des visiteurs. Des informations essentielles pour un site ou un FAI afin d’affiner son contenu suivant des profils préétablis à partir de ces données.

Bernard Seite, président d’Akamaï France, nous a indiqué la stratégie du groupe. Le principe en est très simple : être le leader sur le marché du streaming. “Akamaï possède tous les atouts pour être le premier sur ce marché. Il y a deux mois, 3 % du contenu mondial passait par les 3 200 serveurs d’Akamaï, aujourd’hui nous en sommes à 6 % et nous comptons avoir 25 % du marché d’ici l’an prochain. En France, si aujourd’hui, la structure compte six personnes, nous sommes en train d’en recruter quinze autres actuellement et nous comptons être trente à la fin de l’année et 130 l’an prochain. Notre succès s’explique par les trois ans d’études au MIT (Massachusetts Institute of Technology) pour parvenir à la technologie FreeFlow Streaming et par la disparition de nombreuses technologies concurrentes d’accélération de la diffusion de contenu. Même IBM a abandonné dans ce domaine”. Bref, Akamaï est en train de monter un vrai réseau dans le réseau.

Pour en savoir plus : Akamai


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