Alcatel-Lucent prévoit une nouvelle vague de suppressions de 400 postes

Mobilité

La direction du groupe télécoms a précisé la “contribution” de la France dans le plan étendu de restructuration. Son concurrent Ericsson est aussi défaillant.

L’interminable programme de réduction d’effectif se poursuit chez Alcatel-Lucent. Le 1er février, la direction française de l’équipementier télécoms à l’envergure international a présenté aux instances représentatives du personnel son “plan de départs volontaires” en France.

Un dispositif présenté comme “une extension” du plan mis en oeuvre sur l’ensemble de l’année 2007. Selon un communiqué de presse, cela prend la forme d’un plan de départs “entièrement basés sur le volontariat” qui pourrait conduire à environ 400 réductions de postes. “Ce plan ne se traduit par aucune fermeture de site”, est-il précisé officiellement.

Le 31 octobre 2007, la directrice générale Patricia Russo avait évoqué cette nouvelle mesure de réduction d’effectif à l’occasion de la présentation des résultats trimestriels d’Alcatel peu reluisants.

Plus de 1800 emplois supprimés en France depuis l’annonce de la fusion

Au nom d’un marché télécoms qui reste difficile, la direction de l’équipementier avait présenté un plan de restructuration et d’organisation, qui comprenait un volet social (4000 réductions supplémentaires dans le monde).

Les salariés français d’Alcatel-Lucent, au nombre de 11 700 en France à fin décembre 2007, savent désormais dans quelle mesure ils vont contribuer à ce “remodelage” de la masse salariale.

Rappelons qu’en 2007, Alcatel-Lucent avait déjà initié un programme de 12 500 postes supprimés dans le monde (lié directement à l’annonce de la fusion Alcatel-Lucent en avril 2006). Dans ce premier jet de restructuration, la France avait contribué de manière significative : 1468 emplois disparus dans l’Hexagone.

Développement ralenti : Ericsson également affaibli
Ca va mal chez Ericsson également. Le leader  des réseaux de téléphonie mobile va supprimer un millier d’emplois en Suède et sans doute dans ses branches internationales. Motifs : une année 2007 décevante et des perspectives peu reluisantes.

Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur