Alice glisse la vidéo à la demande dans sa hotte de Noël

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Le service d’accès français de Telecom Italia s’associe à VirginMega dans la
VOD et proposera 4000 films d’ici fin 2007.

Alice vient d’ajouter un nouvel atout à son offre AliceBox triple play (Internet, téléphonie, télévision). Le fournisseur d’accès lancera prochainement un service de vidéo à la demande (VOD) accessible depuis le poste de télévision. Le service sera proposé dès le 14 décembre 2006 pour les abonnés parisiens et s’étendra à l’échelle nationale à partir de la mi-janvier 2007.

Environ 500 longs et courts métrages (en VO sous-titrée et VF) seront disponibles en ligne à l’ouverture du service. Le catalogue devrait atteindre le millier de titres d’ici trois mois pour parvenir à 4000 références d’ici fin 2007. Une montée en charge due à l’indispensable encodage des vidéos au format MPEG 4. “Nous encodons environs 50 nouveaux titres par mois”, précise le service de presse du FAI. Les tarifs varient selon les formats : 4,99 euros pour les films récents, 3,99 euros pour les plus anciens, et entre 0,99 et 2,99 euros pour les courts métrages. L’accès aux films pour adultes est plus onéreux : entre 5,99 et 9,99 euros.

Les utilisateurs disposent de 48 heures pour démarrer la diffusion du titre sélectionné (limitée à 4 heures pour les films pornographiques). Le choix des vidéos s’effectue à la télécommande sur le téléviseur, via le décodeur de l’AliceBox. Les montants de la prestation sont directement ajoutés à la facturation mensuelle de l’abonné qui n’est donc soumis à aucun paiement en ligne. Pour le moment, aucune solution d’achat des films n’est proposée. Il faudrait, pour cela, que les abonnés d’Alice disposent d’un décodeur doté d’un disque dur, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas.

Un marché bouillonnant

Pour proposer ses “Vidéos à la carte”, la filiale Internet de Telecom Italia France a choisi de s’appuyer sur l’offre VOD de VirginMega.fr qui a lancé son service en mai 2006. En proposant à son tour son offre de VOD, Alice rejoint Free (en partenariat avec CanalPlay), Orange (24/24) et Club Internet (Club Vidéo). Tele2 et Neuf Cegetel (et AOL qui a intégré le giron de Neuf Cegetel) sont désormais à la traîne en matière de VOD.

Il faut dire que rien ne presse. Le marché est loin d’être mûr. Selon une étude de septembre 2006 réalisée par le cabinet NPA Conseil/GfK pour le compte du CSA, seul 18 % des Français ont entendu parler de VOD (dont 9 % qui ne connaissent “que de nom”). Et seul 1 % d’entre eux y ont eu recours. Un taux qui passe de 18 à 35 % chez les personnes équipées d’un accès à la télévision par ADSL (24 % pour les foyers connectés en haut débit sans télévision).

Parallèlement, l’étude recense 25 plates-formes de VOD en France, dont près de la moitié issu du secteur Internet/télécoms. Un marché encore jeune mais bouillonnant en matière d’offres. Les acteurs du secteur ont donc intérêt à se positionner aujourd’hui afin d’asseoir leur crédibilité face aux producteurs de contenus et exploitants de catalogues. Du côté d’Alice, seuls 60 000 abonnés au service de télévision ADSL pourront profiter de la VOD. Soit moins de 10 % des 712 000 clients haut débit comptabilisés au 30 septembre 2006.


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