Alittlemarket.com : le marché des artisans fait le buzz

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La place de marché pour artisans et créateurs Alittlemarket.com, à la rencontre des mondes du e-commerce et des réseaux sociaux, vient de lever 1,6 million d’euros. Retour sur leur stratégie de communication sans publicité.

Vous n’avez jamais vu de publicités pour Alittlemarket.com, et pourtant un grand nombre d’entre vous connaissent déjà cette place de marché en ligne mettant en relation des artisans/créateurs et les consommateurs qui vient de lever 1,6 million d’euros.

Un petit miracle, permis par la magie des réseaux sociaux, du bouche à oreille et du référencement naturel.

C’est un pacte avec nos créateurs : on ne prend pas une commission énorme, mais on ne peut pas faire d’investissements marketing. Donc il faut nous aider à faire du buzz“, résume Nicolas Cohen, co-fondateur d’Alittlemarket.com, avec Nicolas d’Audiffret et Loïc Duvernay.

On donne des outils à chacun de nos vendeurs en leur disant “à vous aussi de faire la promotion de votre boutique”.”

Chacun dispose d’une URL unique pour son magasin en ligne, qu’il peut mettre en avant sur ses cartes de visites (élaborées avec l’outil de création de cartes de visites fourni).

Le site propose aussi d’importer le carnet d’adresses du créateur pour lui permettre de mettre ses amis au courant de son nouveau lieu de vente virtuel, et permet d’exporter les boutiques sur Facebook (quand les problèmes techniques liés au changement de la technologie du réseau social seront résolus).

Un système efficace, et pas trop contraignant pour les vendeurs. “Ce sont des artistes, des artisans. Ils n’ont pas envie de devenir des businessman“, explique le co-fondateur.

Sur les 20 000 créateurs utilisant le site, “il y en a bien 40% qui vendent 80% de notre chiffre d’affaires“, explique-t-il, en raison du fait que nombre des vendeurs le font en loisir, ou comme petit complément de revenus.

Mais les artisans de la plate-forme peuvent très bien gagner leur vie. Ainsi, la meilleure vendeuse touche plus de 10 000 euros par mois grâce à une clientèle fidèle de ses bijoux vintage et haut de gamme.

Justement, les clients aussi participent au bouche-à-oreille. “Tout le monde est dans l’aventure. On a des clients qui sont contents du service et qui en parlent autour d’eux“, ajoute Nicolas Cohen.

Autre axe de communication “gratuit”, les moteurs de recherche. “On travaille beaucoup sur le référencement naturel“, confirme-t-il.

(la suite page 2 : business model et levée de fonds de 1,6 million d’euros)


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