Si Google parvient à générer des revenus grâce à des sites tiers, il est normal que ces sites en tirent eux aussi parti.
C’est du moins ce que pense l’Allemagne : le gouvernement allemand a en effet établi un projet de loi visant à davantage protéger de Google la propriété intellectuelle des éditeurs de presse sur Internet.
Ce projet de loi stipule en effet que les moteurs de recherche, dont Google, devront reverser à ces médias en ligne des commissions échange de l’indexation de leurs contenus sur Google news.
Adopté par le conseil des ministres en Allemagne, le texte prévoit l’instauration d’»une participation juste » « aux profits engrangés par les moteurs de recherche et des « agrégateurs d’informations » », rapporte l’AFP.
Ce projet de loi a notamment été mis sur pied à la demande de grands groupes de presse outre-Rhin, comme Axel Springer (Bild Zeintung, Die Welt,…) et Bertelsmann.
Reste à savoir sur quelle(s) base(s) seront rémunérées les médias en ligne dont les contenus sont indexés par des moteurs de recherche.
Une position forte donc prise par le gouvernement allemand, justifiée par Bernd Naumann, le ministre de la Culture, qui juge « inacceptable « que des entreprises, dont le but est le profit, utilisent gratuitement et sans contrepartie des articles et des contenus publiés par des rédacteurs et des journalistes, afin d’engranger de nouveaux revenus.
Google, Yahoo ou encore Microsoft n’ont pas encore réagi à la présentation de ce projet de loi. Mais des voix discordantes se font déjà entendre en Allemagne.
A l’image des sociaux démocrates du SPD et des Verts, qui estiment que ce texte n’aiderait pas les éditeurs de presse en ligne en difficultés et que les rétributions consenties par les moteurs de recherche resteraient anecdotique.
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C’est sûr qu’on peut se poser des questions sur le fait que Google News utilise ce qui a été écrit par d’autres (plagiat ?).
Mais d’un autre côté personne n’oblige qui que ce soit à publier quelque chose sur Internet en accès libre (pas d’accès payant pour accéder à l’information).
A priori toute information diffusée sur Internet bascule dans le « domaine public » non ?
Donc il n’y a pas de raison que le clampin lambda ou Google n’ait pas le droit d’utiliser ces informations.
Et si on pousse plus loin, Google pourrait décider de ne plus indexer leurs contenus et ne plus les diffuser ni sur le moteur de recherche ni sur Google News et là …. je ne pense pas que ça aiderait ces éditeurs de contenu.
à JJops: il n’y a même pas plagiat, Si Google utilisait ces données sans donner de lien vers l’article source alors là oui ce serait du plagiat.
L’indexation, c’est donner la possibilité à l’internaute de trouver ce qu’il cherche à partir de mots clés. Google news permet juste de limité l’information aux sites de news que les sites eux mêmes paramètrent pour être accessible à ces robots ! C’est comme autoriser à Facebook d’utiliser les données privés qu’on publie et porter plainte parce qu’ils utilisent nos données à des fins publicitaires.
Ils ont paramétré leur site, ils ont donc accepté les CGU, soit ils portent plainte pour CGU abusives, soit ils jouent le jeu mais tout ce qu’ils risquent là, c’est de se voir blacklisté. Sachant que Google leur donne 80% de leurs visiteurs, ils ont pas froid aux yeux.
@JJops: ce qui est sur internet n’est pas du domaine public. Ce n’est pas parce que c’est visible de tous gratuitement qu’il n’y a pas de propriété intellectuelle. Et logiquement les éditeurs allemands estiment que Google gagne de l’argent (avec la pub?) grâce à leur propriété intellectuelle.
Mais là, on attaque un pb de fond: en extrapolant, ca voudrait dire que toute entreprise à but lucratif qui indexeraient des liens devrait payer dès « droits d’auteur » qu’elle partage un lien. Mais il faudrait prouver que c’est grâce à ce partage de liens qu’elle gagne de l’argent (difficile à prouver!) et qui plus est calculer combien elle gagne. Et là, oui, ça devrait etre « anecdotique », surtout qd il faudra partager entre les différents éditeurs.
Les éditeurs ont plus à perdre qu’à gagner.