Allemagne : le partage des données entre Facebook et WhatsApp passe mal

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L’Autorité de protection des données de Hambourg restreint l’exploitation par Facebook des données des membres WhatsApp. Un partage présenté comme illégal.

En Allemagne, Facebook rencontre des soucis portant sur l’exploitation des données de son application de messagerie instantanée WhatsApp (acquis en 2014). Et ça fait du bruit avec les récents changements de règles d’usage édictés en août par le groupe Internet.

Dans une décision dévoilée le 27 septembre, l’Autorité de protection des données de Hambourg exige que la maison-mère ne récupère plus et ne stocke plus les données des 35 millions d’utilisateurs allemands de WhatsApp et qu’elle détruise toutes les données déjà collectées. Elle refuse que les données entre les deux applications (Facebook et WhatsApp) soient désormais partagées.

Lors du rapprochement en 2014, les deux parties avaient publiquement affirmé leur volonté de ne pas arriver à ce stade d’exploitation des données. « Le fait que ça se produise maintenant n’est pas seulement une tromperie pour leurs usagers et le public mais également une infraction au droit national de la protection des données », commente Johannes Caspar.

Le Président de l’Autorité de protection des données de Hambourg (ville dans laquelle la branche allemande de Facebook est localisée) assure que le groupe Internet ne dispose pas de fondement légal pour un partage des données car Facebook et WhatsApp sont considérées comme deux sociétés indépendantes.

Par conséquent, le traitement des données des membres et les politiques de confidentialité des deux services communautaires doivent être gérés séparément.

Facebook conteste cette vision. « Nous ferons appel de cette décision et travaillerons avec les autorités de Hambourg pour répondre à leurs questions et résoudre tout problème », a réagi un porte-parole du groupe Internet interrogé par Reuters.

Parallèlement, les modifications substantielles apportées dans le courant de l’été à la politique de confidentialité de WhatsApp seront scrutées par les autorités européennes et américaines.

(Crédit photo : Archive ITespresso.fr)


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