Amazon : 20 ans de Bourse du libraire en ligne à la galaxie numérique

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Le 15 mai 1997, moins de 3 ans après sa création, Amazon entrait en Bourse. Comment la firme, alors librairie en ligne, avait-elle préparé le grand saut ?

Rendez-vous honoré pour Amazon, dont le directeur financier Brian Olsavsky a sonné, ce lundi, la cloche d’ouverture du Nasdaq.

L’occasion de se rappeler qu’il y a tout juste vingt ans, le 15 mai 1997, le groupe américain faisait son entrée en Bourse.

Portée à environ 440 millions de dollars avec cette IPO, sa capitalisation avoisine aujourd’hui les 460… milliards ; soit deux fois celle de Walmart.

Le dépôt du document initial auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission, gendarme des marchés financiers aux États-Unis) remonte au 24 mars 2017. Amazon comptait alors environ 250 employés, un peu moins de trois après sa création à Seattle.

L’ultime révision du prospectus – datée du 14 mai 2017 – fait état de l’émission de 3 millions d’actions dans la fourchette de 14 à 16 dollars, avec une option de surallocation à hauteur de 450 000 titres. Il était entendu qu’à l’issue de l’offre, le fondateur Jeff Bezos et ses associés conserveraient 51 % du capital, pour autant de droits de vote.

Amazon se présentait alors comme « la plus grande librairie au monde », revendiquant un catalogue de « plus de 2,5 millions de livres […] avec quelques CD, ainsi que des cassettes audio et vidéo ».

L’inconnue e-commerce

Sur sa première année complète d’activité (1996), la firme affichait un chiffre d’affaires d’environ 16 millions de dollars, pour une perte de 6 millions. Ses ventes étaient réalisées à environ un tiers hors des États-Unis, dans une centaine de pays avec, en moyenne, 80 000 visiteurs par jour.

Mettant en avant les avantages d’une librairie en ligne en matière de gestion d’inventaire ou encore de relation client, Amazon mentionnait une estimation du cabinet IDC selon laquelle on comptait, à fin 1996, quelque 35 millions d’internautes sur la planète.

Non sans évoquer, parmi les « facteurs de risque » pour son business… l’éventuel essoufflement du commerce électronique. Il était déjà question, à l’époque, de collecter des données pour améliorer le ciblage des cyberacheteurs.

Un catalogue dédié aux ouvrages épuisés venait d’être ouvert et l’entreprise communiquait sur le lancement imminent d’un système de mise en relation des clients avec des experts en fonction de leurs préférences. AOL, comme Microsoft, était cité comme un concurrent potentiel, en tant que plate-forme sur laquelle seraient susceptibles de s’appuyer les éditeurs.

Recode a reconstitué, en tenant compte de l’élargissement du capital, le cours de l’action Amazon au cours de ces vingt ans. Un pic à 86,09 dollars avait été atteint fin mars 1999. Il avait fallu attendre plus de huit ans pour retrouver un tel niveau (93,15 dollars à fin septembre 2007). La barre des 100 dollars avait été franchie en octobre 2009 ; celles des 200, 300 et 400 dollars, respectivement en 2011, 2013 et 2015.

Parallèlement à la montée en puissance sur l’activité cloud (que certains valorisent à plus de 150 milliards de dollars), la hausse du cours s’est accélérée : 600 dollars en octobre 2015, 700 en mai 2016, 800 en septembre de la même année, puis 900 le mois dernier, le seuil des 1 000 se rapprochant.


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