Amazon entrevoit l’avenir du commerce physique dans la réalité augmentée

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Aux côtés des robots et de l’intelligence artificielle, la réalité augmentée a sa place dans le magasin du futur tel que le perçoit Amazon.

Où en est Amazon dans sa réflexion sur l’avenir du commerce physique ?

Entre click & collect, intelligence artificielle, robotisation et réalité augmentée, le New York Times établit, à l’appui des témoignages croisés de sources dites « proches du dossier », un constat : la route sera d’autant plus longue que le chantier est vaste.

Le développement moins rapide qu’escompté du service de livraison de produits alimentaires AmazonFresh illustre la problématique à laquelle est confronté le groupe américain : il n’est pas évident de transposer sur le digital l’ensemble de l’expérience consommateur.

Pour les meubles et le gros électroménager, qu’on achète encore relativement peu en ligne, Amazon a son idée : créer des boutiques physiques qui serviraient de vitrines. La réalité augmentée serait exploitée pour permettre aux clients de visualiser des produits dans leur environnement domestique. Le magasin ne ferait que prendre les commandes, pour une livraison à domicile.

Plusieurs brevets technologiques publiés ces dernières années ont laissé entrevoir l’approche d’Amazon en matière de réalité augmentée. Notamment ce système associant projecteurs et caméras pour diffuser des images virtuelles sur des objets réels et suivre la main pendant l’interaction avec ces objets.

Au banquet de la technologie

Sur le volet alimentation, il y a déjà Amazon Go, du nom de ce concept store ouvert à Seattle (où se trouve le siège social de l’entreprise).

La particularité pour le client : pas besoin de passer en caisse. Des capteurs et des algorithmes détectent les produits pris en rayons, valident automatiquement le panier et assurent le règlement de la transaction. Il était question d’ouvrir l’expérimentation au grand public début 2017, mais pour le moment, l’accès est encore réservé aux employés d’Amazon.

Le modèle du drive serait également scruté, sous la marque AmazonFresh Pickup, d’après GeekWire, qui se base sur des documents de la ville de Seattle. Jusqu’à cinq magasins pourraient ouvrir d’ici à 2018, année qui marquerait par ailleurs l’extension d’Amazon Go au Royaume-Uni.

Deuxième pays le plus peuplé derrière la Chine, l’Inde est un autre marché prioritaire. L’Economic Times a récemment rapporté qu’Amazon, qui s’est engagé à investir des milliards de dollars sur place, avait demandé aux autorités la permission d’ouvrir des magasins physiques, dont le premier serait situé à Bangalore.

Il n’est pas exclu, toujours d’après le New York Times, qu’on voie émerger un concept plus « global » associant boutique traditionnelle, click & collect et commande en ligne avec livraison à domicile. Une partie du magasin fonctionnerait comme un entrepôt logistique. Quant à une éventuelle robotisation poussée à l’extrême, Jeff Bezos, fondateur et principal dirigeant d’Amazon, dément…

Crédit photo : Amazon


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