AMD dévoile ses Opteron Interlagos : des processeurs destinés au cloud et à la virtualisation

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18 modèles de processeurs de la nouvelle gamme Opteron d’AMD viennent d’être présentés. Basés sur Interlagos et Valencia, jusqu’à 16 cœurs équipent ces processeurs destinés aux applications en cloud, principalement la virtualisation.

En introduisant officiellement l’Interlagos depuis Munich en Allemagne, AMD ne se contente pas de présenter le premier processeur x86 à 16 cœurs du marché.

L’entreprise jette les bases d’une architecture processeur modulaire pour les cinq prochaines années, tout en conservant sa compatibilité avec les sockets C42 et G34 actuels.

Qu’on en juge. Les nouveaux Opteron 6000 (qui succèdent aux 12 coeurs de Magny-Cours) se distinguent par 4 canaux mémoire 1600 MHz, des fréquences d’horloge de 3,3 GHz et même 3,7 GHz en mode Turbo.

Ils ont aussi un cache de niveau 3 de 16 Mo (par socket) en plus du cache de niveau 2 (1 Mo par cœur), 4 liens HyperTransport 16 voies offrant jusqu’à 6,4 GT/s par lien (soit un total de 25,6 GT/s), adresse jusqu’à 32 Go de mémoire et réduit sensiblement son enveloppe thermique entre 85 et 140 W, selon les modèles.

La puce est taillée pour les plates-formes quadri socket.  Une architecture furieusement proche du processeur FX récemment présenté.

Et pour cause : ils partagent tous les deux la même architecture (et la gravure en 32 nanomètres), Bulldozer.

Mais alors que le FX se destine essentiellement au monde du PC, l’Interlagos met sa puissance au service des serveurs. Et particulièrement des serveurs qui mettent en œuvre les services cloud.

L’Interlagos est conçu pour le marché du cloud,” confirme John Fruehe, directeur marketing produit, à Silicon.fr qui se trouvait sur place. “AMD affiche une plus grande présence dans les offres de virtualisation propres au cloud.”

Une volonté soutenue par l’accélération de l’adoption des solutions en ligne souvent présentées comme sources d’économie et de simplification d’administration pour les entreprises.

Mais AMD n’en oublie pas pour autant les marchés des bases de données (encore trop gourmande pour s’appuyer entièrement sur des serveurs virtualisés) et des calculs hautes performances (HPC).

Néanmoins, l’entreprise de Sunnyvale met en avant les qualités de support des solutions de virtualisation pour multiplier le nombre de machines virtuelles dans une machine physique ce qui réduit d’autant l’espace occupé au sol et la consommation énergétique.

(la suite page 2 : plus de puissance, moins de consommation)


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