Android Ice Cream Sandwich : un généreux plateau à la sauce Google

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Google a servi son Ice Cream Sandwich sur un plateau, assaisonné d’une kyrielle de nouveautés. L’ensemble joue la carte de l’unification logicielle et y adjoint une plus grande indépendance vis-à-vis des plates-formes matérielles.

Vous reprendrez bien un peu d’Ice Cream Sandwich, accompagné comme il se doit à la sauce de Google ? D’autant plus que cette version tant attendue, quatrième déclinaison majeure d’Android, est tout sauf avare en nouveautés. Il s’en dégage une impression de singularité, quand bien même le cordon n’est pas totalement coupé avec ses aïeux.

Des suites d’un report que son géniteur avait imputé à des circonstances exceptionnelles (décès de Steve Jobs), la tension, déjà palpable, était montée d’un cran.

Révélée au grand jour ce 19 octobre, l’inconnue Ice Cream Sandwich résout l’équation de la mobilité en y incluant smartphones et tablettes, deux facteurs certes dissociables, mais dont l’influence montante valait bien l’unification logicielle qui s’en dégage.

C’est sans compter les téléviseurs connectés. A défaut d’avoir la main sur le matériel, la firme de Mountain View s’octroie ainsi certaines libertés qui remettent en cause des conceptions pourtant bien établies dans le monde des terminaux connectés.

Au menu, une compatibilité renforcée avec les applications développées spécifiquement pour Honeycomb, sans perdre de vue Gingerbread et ses prédécesseurs. Les anecdotiques Cupcake et Donut sont définitivement relégués au ban des OS mobiles.

Reste que le design est revu, sans concession : seul perdure le rendu holographique introduit avec Android 3.0 et perpétué dans les moutures dérivées.

Côté interface, en revanche, c’est presque le jour et la nuit. Du système aux applications, la simplicité, voire le minimalisme, est de mise, avec toutefois une police de caractères (la dénommée Roboto) particulièrement adaptée aux dalles HD des appareils actuels.

S’y adjoignent des widgets redimensionnables, un classement des applications par dossiers et un dock inférieur, emblème de modernité, un credo dont Google se veut d’ailleurs l’ambassadeur.

A cet effet, l’éditeur-constructeur abolit les frontières entre matériel et logiciel en dotant son système de commandes tactiles amenées à supplanter les traditionnels boutons physiques de retour ou d’affichage des applications en cours d’exécution.

En parallèle, le déverrouillage d’un téléphone mobile pourra désormais s’effectuer par reconnaissance faciale. Un concept pas forcément couronné de succès lors de la démonstration, comme le précise Présence-PC.

A contrario, Gmail semble prêt à faire des merveilles, lui qui bénéficie d’un lifting généralisé. Il en est plus intuitif, à l’image d’un navigateur qui synchronise dorénavant les marque-pages avec le cloud de Google.

Ce qu’Android n’a pas inventé, il l’emprunte à ses meilleurs ennemis. S’ils ont globalement séduit, les bords tactiles de la BlackBerry Playbook sont loin d’être monnaie courante sur le terminal lambda.

Aussi, c’est le logiciel qui prendra en charge une fermeture d’applications par glissement vertical, similaire à ce que propose la tablette de RIM.

Autre muse inspiratrice pour Google, la reconnaissance vocale de Siri. Il en découle un compagnon mois performant que celui d’Apple, mais dépendant uniquement du smartphone et non de serveurs distants.

L’incarnation physique de cet ensemble cohérent se nomme Galaxy Nexus. Développé par Samsung, ce smartphone est équipé d’un processeur double coeur à 1,2 GHz.

Il embarque un écran de 4,65 pouces en 1280 x 720, surplombé d’un capteur à 5 millions de pixels.

Associé à la fonctionnalité Android Beam, il permet le partage de données par le protocole sans contact NFC. Le premier smartphone d’une longue série ?


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