Anonymous accroche la Police nationale à son tableau de chasse

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Groupe hacktivistes Anonymous

Le collectif Anonymous s’en prend à la Police nationale française et poste sur un site de partage de fichiers les données personnelles de 541 policiers membres du syndicat SGP-FO.

Des suites d’actes de piratage informatique perpétrés ce 27 janvier à l’encontre du site du syndicat SGP-FO, 541 policiers adhérents auraient vu leurs données personnelles subtilisées et publiées sur un site de partage de fichiers.

Sobrement intitulée “police”, la liste de fichiers est restée accessible plusieurs heures durant, à l’insu de forces de l’ordre impuissantes. Au menu : des informations identitaires (nom, prénom), des adresses mail, des numéros de téléphone et des couples identifiant / mot de passe.

Des attaques revendiquées dans la foulée par le groupe de cyber-activistes réunis sous la bannière des Anonymous.

Les intéressés se sont exprimés, pour l’occasion, en des termes évocateurs, donnant suite à de nombreuses manifestations organisées ce samedi 28 janvier dans le monde, notamment dans 36 villes de France, sous le couvert d’un anonymat qu’a garanti le port systématique du désormais emblématique masque de Guy Fawkes.

A l’heure où nous écrivons ces mots, le monde sombre dans la censure […] Actuellement, Internet est une plate-forme mondiale pour le peuple et la liberté d’expression : il est inconcevable que ce outil soit muselé“, relève ainsi Le Parisien.

La logique revendicative du collectif de hackers implique une lutte farouche face à la censure, à l’appui des récents événements survenus sur la Toile. En premier, la coupure de MegaUpload, qui préparait semble-t-il une offre légale.

En parallèle, la ratification généralisée du traité anti-contrefaçon ACTA, au même titre que cette quasi-promulgation des lois anti-piratage SOPA et PIPA, ont poussé Anonymous à orchestrer un coming-out à grande échelle.

L’offensive avait débuté en date du 21 janvier avec des attaques à l’encontre du site du Parlement européen. Le surlendemain, Vivendi (maison-mère de la major Universal) en avait à son tour payé le tribut.


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