AOL et Time Warner fusionnent… enfin !

Mobilité

La FCC vient de donner son accord final à la fusion d’AOL et Time Warner. Une décision soumise à des conditions censées garantir la concurrence sur le réseau mondial.

Un an ! C’est le temps qu’il aura fallu à AOL et Time Warner pour fusionner juridiquement. Un véritable parcours du combattant (voir édition du 15 décembre 2000). Après l’Union européenne en octobre et la FTC (Federal Trade Commission) en décembre, la FCC (Federal Communications Commission) vient enfin de donner son accord à cette union d’intérêt en ayant pris soin cependant de “protéger l’aspect ouvert et compétitif d’Internet “, selon le commissaire William Kennard. La nouvelle entité devra ainsi garantir l’ouverture de son réseau câblé à au moins deux fournisseurs d’accès Internet concurrents avant qu’AOL n’y installe ses propres services, et cela dans les trois mois. AOL/Time Warner devra poursuivre les services de télévision interactive qu’il fournit à ses désormais concurrents. Et, enfin, le géant devra ouvrir son accès DSL (haut débit) à tous ses abonnés. Cependant, quand on voit le temps et l’énergie que nécessite l’appréciation de pratiques anticoncurrentielles d’une société comme Microsoft, on se demande quelle influence auront les pouvoirs publics contre le premier des groupes de communication.

Au terme de la fusion, les actionnaires de Time Warner recevront 1,5 action d’AOL, qui détiendra 55 % de la nouvelle entité. Evaluée à 106 milliards de dollars au moment de la fusion, AOL/Time Warner devient ainsi le n°1 mondial de la communication et des médias avec le plus grand service Internet (26 millions d’abonnés à AOL), des réseaux câblés et de la production de contenus (musicaux, audiovisuels, cinématographiques, éditoriaux…). Seul concurrent de taille, le groupe Vivendi/Universal… qui détient 30 % d’AOL France. Etonnant, non ?


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