AOL France va fermer ses portes sur fond de restructuration globale

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Déterminé à réduire ses coûts d’exploitation, le groupe Internet américain AOL réduit la voilure en Europe et aux Etats-Unis. En France, une centaine de collaborateurs est concernée.

AOL France va subir la “renaissance” du groupe AOL, qui a retrouvé son indépendance en quittant le giron du groupe Time Warner et en prenant la voie de la Bourse.

Mais cela va se faire au prix d’une lourde restructuration : réduction des coûts, vente des actifs non stratégiques (service de cartographie MapQuest, outil de messagerie instantanée ICQ) et réduction de la voilure en termes d’effectif.

AOL France va en faire les frais mais ce n’est guère une surprise. Depuis 2007, ses salariés craignaient une fermeture de la société en tant que simple portail délesté de son volet fourniture d’accès Internet (repris en septembre 2006 par Neuf Cegetel).

Mais le fait de dépendre uniquement des revenus publicitaires n’est pas une sinécure, surtout dans le contexte économique global qui s’est dégradé.

Après avoir reçu 1100 candidatures pour un départ volontaire au niveau du groupe AOL (la direction en attendait  2500 sur un effectif global de 6900), la pression s’accentue sur les branches européennes.

“Des réunions se sont tenues au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, et nous avons annoncé des projets de fermer beaucoup de nos bureaux en Europe, en démarrant par l’Espagne et la Suède”, a annoncé un porte-parole du groupe selon les propos recueillis par l’AFP.

AOL France est en première ligne : lundi 11 janvier, la direction a soumis un projet de fermeture aux représentants du personnel (une centaine de collaborateurs concernés).

Une fin à la Lycos Europe ?

Aux Etats-Unis, la situation est aussi tendue. L’effectif devrait être également revu à la baisse pour parvenir à un niveau global de 4400 collaborateurs groupe.

En quatre ans (2006-2010), le groupe AOL a réduit son effectif de presque 332% (19 000 en 2006).

Le réseau de portails AOL Europe risque de connaître le même sort que Lycos Europe en 2008 : un démantèlement des activités pays par pays avec des reventee d’actifs quand cela est possible.


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