Apple iBooks : mission possible

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Forte de 350 000 ouvrages numériques écoulés en trois jours, la plate-forme Apple iBooks 2.0 est-elle sur le point d’imposer l’iPad comme unique manuel scolaire ?

Apple veut investir le secteur de l’éducation numérique.

Quand bien même son intronisation remonte tout juste à 72 heures, la plate-forme iBooks 2.0 enregistre déjà un franc succès.

Depuis le 19 janvier, les quelques manuels scolaires numériques mis à disposition  se sont en effet écoulés à hauteur de 350 000 exemplaires, vendus directement aux étudiants, sans intermédiaire, pour un tarif maximal de 14,99 dollars.

Fidèle au modèle de répartition des revenus en vigueur sur son App Store, Apple s’octroie environ un tiers du prix de chacun des ces ouvrages interactifs significativement moins onéreux à produire (jusqu’à 80% de marge, selon AllThingsD) et destinés à la seule consultation sur iPad.

En parallèle, l’application iBooks Author, disponible sur Mac OS X en qualité d’unique outil de création certifié, tutoie la barre des 100 000 téléchargements.

Ainsi se résume, dans ses grandes lignes, une étude signée Global Equities Research.

A l’appui d’un système d’analyse dont il n’a pas souhaité divulguer les tenants et les aboutissants, le cabinet, expressément mandaté à cette occasion par le groupe de Cupertino, rappelle le concours des éditeurs américains Houghton, McGraw-Hill et Pearson.

Outre-Atlantique, ce trio détient 90% des parts d’un marché des manuels scolaires évalué à 9 milliards de dollars sur l’exercice 2011, mais dont le projet iBooks, avec dans son collimateur la dématérialisation quasi intégrale du cartable de l’écolier lambda, pourrait contribuer à redistribuer les cartes.

Crédit photo : © Yvan Reitserof – Fotolia.com


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