Apple pleure la disparition du visionnaire Steve Jobs

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Emblématique P-DG d’Apple, Steve Jobs s’est éteint ce 5 octobre, des suites d’une longue maladie qui l’a vu tirer sa révérence en août dernier. Il laisse derrière lui un héritage de vingt-cinq ans.

Ce n’était pas tout à fait un hasard s’il avait rendu son tablier en août dernier, délégant à Tim Cook le poste de P-DG d’Apple. Steve Jobs s’est éteint ce mercredi, à l’âge de 56 ans. Il laisse derrière lui un héritage que saluent dans leur unanimité ceux qui ont pu côtoyer le cofondateur de l’entreprise aujourd’hui la plus cotée en bourse.

Il était minuit passé à Paris quand Cupertino a publié, en toute humilité et sobriété, un bref communiqué qui avait tout pour passer inaperçu. A ceci près que ces quelques lignes obituaires faisaient état du décès de Steve Jobs.

Atteint d’une forme rare de cancer du pancréas, le natif de l’Oregon a passé l’arme à gauche, “en paix et entouré de sa famille“. Il laisse d’ailleurs derrière lui une veuve et quatre enfants.

La présentation de l’iPad 2 fut le théâtre de sa dernière prestation face caméra. Il était brièvement réapparu au cours de l’été pour annoncer sa démission en tant que CEO d’Apple, ne s’estimant “plus en mesure de remplir [ses] tâches et obligations“.

Il était resté à la tête du Conseil d’administration, mais son absence remarquée lors de la présentation de l’iPhone 4S avait fait couler une encre qui laissait même entendre que Tim Cook et consorts avaient déjà eu vent de la nouvelle.

Diagnostiquée en 2004, sa maladie, incurable, a eu raison d’une ténacité qui rappelle celle de Patrick Swayze. L’acteur, affecté par ce même mal, avait connu un destin similaire.

Presque tout disparaît face à la mort […] sauf les moments vraiment importants“, avait-il déclaré en 2005. Lui-même savait son trépas imminent.

En effet, son état de santé, matérialisé par l’évolution de sa masse corporelle, ne laissait planer aucun doute. Il avait d’ailleurs pris en début d’année un congé d’une durée indéterminée.

Réputé pour ses opinions tranchées, Steve Jobs dirigeait d’une main de fer une entreprise fondée en 1976, avec le concours de son acolyte d’alors, Steve Wozniak.

Dénommé Apple I, le premier fruit de leurs travaux se vendit à quelques centaines d’exemplaires, laissant entrevoir un succès pour les prochain modèles que les deux étudiants américains (Jobs avait 21 ans) élaboraient déjà, dans un garage.

En 1978, l’Apple II fut le premier ordinateur grand public à être vendu en grande surface. La machine, vendue à 999 dollars, bénéficiait d’un écran monochrome de 80 lignes. Elle était programmable en Basic.

De nombreuses cartes d’extension ont vu le jour sur cette plate-forme qui vit son aura estompée en 1984, synonyme pour Apple de démocratisation de l’informatique.

Sur scène, sa célèbre cravate au cou, Steve Jobs mettait en marche le premier Macintosh compact. Il y insérait une disquette de démonstration… et laissait son compagnon électronique s’exécuter.

Outre l’affichage “Hello” sur MacPaint, la synthèse vocale est restée ancrée dans la mémoire des “Applemaniacs”, notamment de par cette pique adressée à la concurrence : “Never trust a computer you can’t lift” (“ne faites pas confiance à un ordinateur que nous ne pouvez pas transporter“).

Débarqué en 1985, Steve Jobs s’est essayé à l’infographie pour contribuer au développement du premier pixar, Toy Story.

De retour à Cupertino en 1996, l’homme n’est pas aigri, juste ambitieux. Il permet à sa société de remonter la pente en 1998, avec l’iMac G3 et ses couleurs chatoyantes, dont ce premier modèle habillé du bleu des plages australiennes de Bondi.

C’est dans cette même salle où il avait présenté le premier iPod que Steve Jobs était attendu pour dévoiler l’iPhone 4S. Mais le sort en a décidé autrement.


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