Apple prépare la mue du PowerPC

Mobilité

Triste dixième anniversaire de l’Association des développeurs de la puce PowerPC : Apple/IBM/Motorola ! Cupertino, à l’affût de toutes les solutions lui permettant de sauver son modèle économique, serait en train d’étudier trois solutions : faire entrer un nouveau compère dans l’association, vendre des licences de la technologie PowerPC à des sociétés tierces ou racheter les ressources de Motorola pour les concentrer sur ses précieux processeurs.

Rude voie que celle de la différence ! Apple, dont les machines ne reposent pas sur l’architecture des processeurs utilisés par les PC, mais sur une architecture développée en collaboration avec IBM et Motorola, en sait quelque chose. Les processeurs que la firme utilise ont perdu la “bataille du gigahertz” (voir édition du 6 mars 2000) et prennent du retard chaque jour qui passe, face au marketing réalisé par les partisans de l’architecture x86 qui prônent la vitesse.

De quelque côté qu’Apple se tourne, aucune solution immédiate ne lui permet de combler l’effet du retard de vitesse perçu par le public néophyte. La firme de Cupertino, face à cette problématique, voudrait pousser les feux du développement du PowerPC, largement hypothéqué par la fuite des cerveaux de l’équipe de développement de Motorola, par le désaccord de ce fournisseur avec IBM sur la voie de développement à suivre et par la persistance des équipes marketing de l’Infinite Loop à écarter l’utilisation de puissants G3 sur les machines grand public en raison du symbole défavorable engendré. Pensez donc, un iMac qui fonctionne deux fois plus vite qu’un PowerMac G4 !

Et si les PowerPC étaient fabriqués par AMD ?

Faire entrer d’autres sous-traitants, capables de fabriquer des G4 et de les développer ? Il s’agit là d’une première solution destinée à réduire la dépendance d’Apple envers son fondeur de puce principal, Motorola. Première rumeur, donc. Mais le site américain MacOS Rumors met également en avant une autre solution : Apple pourrait racheter les licences détenues par Motorola et IBM pour disposer d’une équipe complète de recherche qui lui servirait pour vendre ou fournir des licences de processeurs à des fabricants divers, dont AMD, cité par un document interne à Apple. Pour le moment, rien n’est figé, et Apple préférerait voir Motorola poursuivre ses efforts et suivre son plan de développement. Mais un éventuel glissement de calendrier pourrait entraîner la firme à la Pomme dans la mise en oeuvre de ces plans dans le courant de l’année prochaine. Si le G4 poursuit son quasi sur-place, vous saurez ce qui pend au nez de Motorola…

Pour en savoir plus :

Le site des puces de Motorola


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur