Apple se sentira encore mieux au retour de l’été

Mobilité

Confidence du vice-président chargé des finances d’Apple : l’économie se redressera durant la seconde moitié de 2002. En attendant, la société encaisse les à-coups logistiques de la situation internationale. Les magasins de la firme ouverts récemment devraient connaître un déficit à la fin de l’année. Les difficultés à pronostiquer le comportement des consommateurs ont fait pencher le responsable pour une évaluation empreinte de précautions des résultats du trimestre prochain, qui doit se terminer au 31 décembre 2001.

Fred Anderson n’a pas caché que la période que traverse l’industrie de l’informatique n’était pas des plus faciles. Si Apple sort son épingle du jeu (voir édition du 18 octobre 2001), ce n’est pas le cas de la plupart des constructeurs et d’une multitude d’acteurs ayant pignon sur rue. Pour Apple, la clé du succès passe en partie par son système logistique qui lui permet de ne pas grever son budget avec des stocks de machines désuètes. Ce système en a pris un coup, juste après les attentats du 11 septembre, après que les autorités ont décidé la suspension des liaisons aériennes. Les ordinateurs transitent en effet généralement par ce biais en raison de la faible part du moyen de transport dans le prix de la machine et de leur rapidité d’obsolescence. La firme a pu rapidement profiter à nouveau de cette ligne d’approvisionnement, qui s’avère l’un de ses principaux facteurs de succès. Mais la consommation des ménages pèsera sans doute lourd sur la fin de l’année, à l’approche des fêtes dont aucun analyste ou observateur ne sait actuellement si elles seront bonnes ou non pour le commerce. Si la consommation reste correcte en France, Apple a ressenti une chute importante de ses ventes sur la deuxième partie de septembre, ce qui ne permet toutefois pas d’assurer que la situation perdurera jusqu’à la fin de l’année.

Cela n’a pas empêché Fred Anderson de penser tout haut que la situation ne s’améliorera pas avant la seconde moitié de l’année 2002, tant pour Apple que pour l’économie globale. Le chef des finances d’Apple parle en connaissance de cause : il dispose des indicateurs internationaux, de la remontées des informations commerciales maison, mais aussi et surtout des plans de développement à venir de la firme et de ses partenaires pour pouvoir prévoir de quoi son bilan économique sera fait. Son discours doit donc être suivi avec attention si l’on veut en déduire les prochaines évolutions de la firme. Actuellement, seul le haut de gamme (iBook, PowerBook et PowerMac) tire la société. L’arrivée d’un remplaçant de l’iMac, en réelle rupture avec la gamme actuelle, s’avère donc nécessaire rapidement. Apple Angleterre cherche à continuer de dynamiser les ventes en offrant un appareil photo numérique HP lors de l’achat d’un iMac équipé d’un graveur de CD. Une offre qu’on aimerait bien voir apparaître ailleurs en Europe, mais qui ne fera que tenir le Mac jusqu’à Noël. Après ? Il y a fort à parier que la vague de logiciels écrits ou réécrits pour Mac OS X soit suffisante pour qu’une nouvelle offre grand public apparaisse. Enfin !


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