Aqua : MacOS X en transparence

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Après avoir détaillé la plomberie, on ne peut tout de même pas passer sous silence la superbe interface graphique de MacOS X. Qualifiée de déroutante, elle ne l’est finalement pas tellement. La preuve, je m’y suis fait en quelques heures !

Arrêtons de divaguer : l’interface Aqua permet toutes les fantaisies autorisées par l’interface de l’actuel MacOS ! J’ai lu comme vous tous ces commentaires qui tendaient à déclencher une psychose quant à la facilité d’utilisation du nouveau système. Détrompez-vous, après trois jours d’utilisation intensive de la bêta publique, j’ai acquis les bons réflexes d’utilisation : au début, l’absence de menu Pomme est un peu déroutante, certes. Idem pour la disparition du menu Application. Mais comme je l’ai déjà dit dans cette série “Découverte”, la navigation entre applications est toujours possible grâce à la combinaison “Pomme-Tabulation”, très efficace. Et puis il y a le Dock.

Quoi de neuf pour le Dock ? Certains apprécieront sans doute sa présence rassurante au bas de l’écran. Mais elle me paraît gênante à terme. Pour ma part, je préfère le masquer pour qu’il surgisse du bord inférieur de l’écran lorsque j’approche ma souris. Des effets amusants animent cet outil : au démarrage d’une application, son icône sautille gaiement. Le Dock lui-même divisé en deux parties : une partie application, à gauche, et une partie documents, à droite. Détail agréable, l’icône de l’application mail d’Apple est accompagnée du nombre d’e-mails à lire. L’effet de loupe, qui grossit les icônes au passage de la souris, a aussi connu un certain nombre de critiques. Heureusement, tout est réglable : l’effet de grossissement comme la taille générale du Dock. Malgré ma vue basse, je préfère que les icônes gardent une taille moyenne et que le grossissement, très léger, permette simplement de remarquer rapidement l’application pointée. Mais toutes les variantes sont évidemment possibles.

Autre grosse frayeur, le bureau. On a tout entendu et bien évidemment n’importe quoi ! Pour le fond, seules deux couleurs seraient disponibles, le bleu-lagon vu sur les photos de la publicité et un gris graphite permettant aux “pros” de réaliser du calibrage de couleurs. Mais tentez donc de mettre un des fonds livrés avec MacOS 9, via le menu “Préférences du bureau et du Dock” et vous vous retrouvez avec un environnement bien traditionnel de Mac. Sur le bureau, déposez ce que vous voulez ! Dossiers, fichiers ou applications peuvent y être lâchés, ainsi que vous le faites dans MacOS 9. Seul détail modifié : le disque dur n’apparaît plus que sous la forme d’un alias. Mais lorsque vous insérez un CD, il monte automatiquement sur le bureau ! Normal, quoi !

J’ai donc réorganisé le bureau “Aqua”, pour qu’il ressemble plus à un bureau traditionnel de Mac. Pour aller chercher un document, je double-clique sur le disque dur (enfin, son alias). Une fenêtre s’ouvre. A volonté, on peut disposer de la barre d’outil supérieure de cette fenêtre. Au minimum n’apparaissent que les trois boutons bonbons du sommet gauche, ainsi qu’un bouton de retour, un menu déroulant et trois boutons de changement de présentations. Le fonctionnement de cette fenêtre modifie l’appréhension du bureau : dans les versions précédentes de MacOS 9 , j’avais pris l’habitude (comme vous sûrement) d’avoir à ouvrir une multitude de fenêtres pour enfin accéder (aux tréfonds du disque dur) au fichier recherché. Ici, le gestionnaire de fichier s’inspire directement de Next. Une seule fenêtre permet d’explorer de fond en comble les volumes utilisables ou les réseaux sur lesquels on se retrouve connecté. Déstabilisante au départ, cette vue s’avère beaucoup plus rassurante que le multi-fenêtrage habituel. On sait toujours où l’on est ! Toutefois, pour ceux qui voudraient ouvrir une multitude de fenêtres, c’est toujours possible.

La présence discrète de Quartz, le moteur de présentation au format PDF, est également assez épatante : la création d’un aperçu avant impression génère une vue PDF fidèle du document à imprimer. On est alors proche de la PAO. Mon imprimante Gutenberg ne s’y est d’ailleurs pas trompée. L’impression peut se réaliser à moins que vous ne lui préfériez l’enregistrement au format PDF ! Facile et utile pour fournir des documents à partager sur le Web.

Au final, le changement est surtout esthétique. Au bout d’un temps très court, on se sent comme chez soi ! Il s’agit bien du Macintosh, amélioré en profondeur et en surface. En une semaine, j’ai essayé de vous décrire mes premiers pas aux commandes de ce nouvel OS, indispensable au développement d’Apple. Vous l’avez sûrement compris, je suis conquis. Dommage qu’il ait fallu tant de temps à Apple pour fournir un système de si bonne facture.

Pour en savoir plus :

Aqua (en anglais)


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