ARCEP : Sébastien Soriano pourrait succéder à Jean-Ludovic Silicani

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François Hollande voudrait nommer Sébastien Soriano à la présidence de l’ARCEP. Cet expert de la régulation économique et télécoms est un conseiller proche de Fleur Pellerin.

Juste avant Noël, François Hollande a révélé le nom du successeur potentiel de Jean-Ludovic Silicani à la tête de l’ARCEP : Sébastien Soriano. C’est la préférence du Président de la République pour assurer la relève au sein de l’autorité de régulation des télécoms en France. L’Assemblée nationale et le Sénat sont saisis de ce projet de nomination en vertu du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, précise le communiqué officiel (PDF).

Sébastien Soriano est diplômé de Polytechnique et de Télécom ParisTech. Agé de 39 ans, cet ingénieur en chef du Corps des Mines est proche de Fleur Pellerin. C’était son directeur de cabinet lorsqu’elle a occupé les fonctions de ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique (gouvernement Jean-Marc Ayrault I puis II dans la période 2012-2014).

Puis il prend les fonctions de conseiller spécial de Fleur Pellerin au secrétariat d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger. Il endosse une fonction similaire toujours auprès de Fleur Pellerin lorsqu’elle accède au ministère de la Culture et de la Communication en août 2014.

Sébastien Soriano connaît bien le monde de la régulation économique et des télécoms à en croire son profil officiel : après un premier poste de Rapporteur permanent au Conseil de la concurrence (2001-2004), il rejoint l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), d’abord en tant que chef de l’unité Marchés mobiles, puis à partir de 2007 comme directeur de la Régulation des marchés haut et très haut débit et des Relations avec les collectivités territoriales.

En 2009, il est nommé Rapporteur général adjoint à l’Autorité de la concurrence (ex-Conseil de la Concurrence).

Le prochain président de l’ARCEP devrait être nommé officiellement d’ici fin janvier avant la cérémonie de présentation des vœux de l’organe de régulation des télécoms.

Quels sont les premiers dossiers chauds qui l’attendent ? l’attribution des fréquences 700 MHz pour développer l’Internet mobile à très haut débit (4G et plus), le déploiement de la fibre optique dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, l’évolution de la régulation et du marché des télécoms au niveau européen, le débat sur un éventuel rapprochement ARCEP-CSA (pour chapeauter à la fois les télécoms et l’audiovisuel) en France…

Selon Silicon.fr, l’ARCEP va également contribuer à l’effort budgétaire général de l’Etat. Le nombre des membres du collège serait ainsi réduit à 5 (contre 7 aujourd’hui en incluant le président de l’institution). Dans son allocution de départ prononcée à la Sorbonne le 17 décembre dernier, le président sortant Jean-Ludovic Silicani a estimé que “l’Arcep a absolument besoin de conserver ses moyens humains et financiers”.

Par comparaison, l’ARCEP dispose d’un effectif de 170 personnes, contre un millier pour l’OFCOM (régulateur britannique des télécoms) et plus de 2000 pour son homologue allemand (BNetzA, au spectre d’action plus large puisque cette agence supervise aussi des secteurs comme l’électricité ou le gaz).


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(Crédit photo : Ministère de la Culture – © MCC / D. Plowy)


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