Arkeia parie sur les boîtiers de sauvegarde

Cloud

Cette société, spécialisée dans les solutions de stockage, a levé 3 millions
de dollars. Créée par des Français, elle intervient aux Etats-Unis et en Europe.

Après avoir participé à un premier tour de table de quatre millions de dollars en 2004, les deux principaux investisseurs d’Arkeia – SPEF Ventures (Banque Populaire) et Crédit Agricole Private Equity – viennent d’injecter trois millions de dollars supplémentaires dans cette société créée en 1996 aux Etats-Unis par quatre entrepreneurs français.

Initialement positionnée sur les logiciels de sauvegarde en environnement Linux (qui représentent toujours 90% de son activité), Unix, Windows et Netware (Novell), Arkeia entend “utiliser les fonds collectés pour développer et promouvoir sa nouvelle appliance de sauvegarde EdgeFort”, explique Frédéric Renard, récemment promu directeur commercial pour la zone Europe-Moyen Orient-Afrique (EMEA).

Lancé en avril, ce boîtier de sauvegarde entre en concurrence frontale avec la gamme de boîtiers Synerbox déjà offerte par Synerway, un autre spécialiste français de la sauvegarde. Destiné aux entreprises multisites, il intègre dans une même “boîte” une solution de protection de données (Arkeia Network Backup v6.1), un logiciel d’administration, une application de chiffrement, une solution de stockage sur disque et bande (D2D2T, pour “disk-to-disk-to-tape”) et, pour finir, un lecteur de bande en option (LTO ou DLT).

50% du chiffre d’affaires est réalisé aux US

A noter l’implantation “historique” d’Arkeia des deux cotés de l’Atlantique, un positionnement relativement original pour une jeune pousse. Ses ventes se répartissent actuellement à hauteur de 50% aux Etats-Unis et 50% en Europe (dont 20% en France), selon Frédéric Renard.

Dirigée par Alain Pechon depuis 2005 (un ancien manager de Sun Microsystems, AMDHAL et EMC), la société vient par ailleurs d’annoncer la nomination de Philippe Tiennot (ex-DG de Veritas France et Sharing Knowledge) au poste de directeur des opérations.

Elle emploie à ce jour une cinquantaine de salariés en France et aux Etats-Unis, dont une bonne moitié dans l’Hexagone.


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