Arnaud Montebourg fustige “les choix politiques” de l’ARCEP

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Considérant que la concurrence dans les télécoms doit trouver sa limite dans la préservation de l’emploi, le ministre du Redressement productif met l’ARCEP sous tension.

Pour sa prise de fonction en tant que ministre du Redressement Productif, Arnaud de Montebourg n’est pas tendre avec l’ARCEP.

En posant la question de l’emploi dans les télécoms, il compte “remettre de l’ordre dans le secteur” et “s’interroger sur le rôle de son autorité de régulation”.

Dans une interview accordée à Challenges, Arnaud Montebourg reproche “des choix politiques en lieu et place du politique” prises par l’ARCEP.

Ce qui semble présager un virage dans les télécoms. Et il sera négocié par Fleur Pellerin (ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique).

Arnaud Montebourg considère que “la concurrence doit trouver sa limite dans la préservation de l’emploi”.

Avec l’arrivée de Free Mobile qui a cassé les prix des forfaits, il considère que le marché a été destabilisé au point de parler “d’autodestruction”.

Un discours qui devrait plaire aux syndicats du secteur des télécoms. Le ministre précisant qu’il avait déjà rencontré les patrons des opérateurs télécoms.

“Je les ai tous reçus et écoutés. Et j’ai même entendu Monsieur Niel [Iliad-Free-Free Mobile] se dire prêt à contribuer à l’emploi en France.” Ambiance, ambiance.

Dans ses premières grandes déclarations, le ministre du Redressement productif compte également étudier les pistes pour “rapatrier les centres d’appels des opérateurs télécoms” au cas où ces derniers privilégiaient la délocalisation.

Lors d’un forum Reuters, Gervais Pellissier, Directeur financier du groupe France Telecom – Orange, s’est déclaré favorable – par principe – à cette mesure.

“En gardant à l’esprit qu’il est indispensable de continuer à proposer le même service 24 heures sur 24 avec des salariés français.”

Autre piste évoque : Arnaud Montebourg ne s’opposerait pas non plus à la création d’un “EADS des télécoms”, un champion européen similaire à celui que l’on a érigé dans le monde de l’électronique et de la défense.

Pourquoi pas en favorisant la fusion des opérateurs France Telecom – Orange avec Deutsche Telekom…

C’est sûr, avec le nouveau gouvernement, on ne va pas s’ennuyer dans les télécoms.


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