Attaque Twitter : le blogueur géorgien visé accuse les autorités russes

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Le blogueur pro-géorgien Cyxymu, visé par la massive cyber-attaque qui a touché Facebook et Twitter, estime que le gouvernement russe a commandité ce DDoS pour le discréditer.

Après l’attaque par déni de service distribuée (DDoS), qui a touché les services communautaires Twitter, Facebook ainsi que Google en fin de semaine dernière, le principal visé, un blogeur géorgien connu sous le pseudonyme de “Cyxymu”, dénonce le rôle joué par les autorités russes dans cette attaque massive sur Internet.

Cette cyber-attaque d’envergure, qui a ébranlé le Net en touchant cinq grands services (Twitter, Facebook, LiveJournal, Blogger et YouTube), serait liée au contexte de tensions géo-politiques entre la Russie et la Géorgie. L’internaute expressément visé par ce fameux piratage serait ce fameux Géorgien Cyxymu, qui détient un compte sur chacune des plates-formes incriminées.

“C’est devenu clair que cette attaque était spécialement dirigée contre moi et les Géorgiens”, explique le fameux Cyxymu dans un message envoyé sur Twitter. “Ma boîte e-mails est surchargée de centaines de spams”. Cette attaque a donc permis de faire déborder les boîtes e-mails des millions de membres de Twitter, Facebook & Cie de spams, en leur faisant croire que ces pourriels avaient été expédiés directement par le blogueur géorgien dissident.

Pour Cyxymu, les commanditaires de cette gigantesque cyber-attaque sont tout trouvés : il s’agirait, selon lui, des autorités officielles russes, qui auraient voulu le punir en faisant taire ses critiques sur le rôle joué par la Russie dans le conflit qui l’oppose à la Géorgie depuis 2008. “Une attaque à si grande échelle nécessite beaucoup d’argent. C’est pour cela que je pense que certains organismes russes sont derrière cette attaque”, a déclaré le blogueur, rapporte l’AFP. “Sur mon blog, j’ai écrit au sujet des préparatifs russes lors de la guerre qui a débuté le 7 août de l’an dernier et comment elle a débuté”, ajoute-t-il.

Reste à étayer ces révélations. François Paget, expert chez l’éditeur de solutions de sécurité IT, a expliqué à la rédaction d‘ITespresso.fr, que ces attaques sont provenues d’un botnet. Il souligne que, déjà à l’été 2008, lors du conflit entre la Géorgie et la Russie, des sites d’information et gouvernementaux géorgiens avaient été visés. Mikko Hyponnen, expert en sécurité pour la société F-Secure, estime, lui aussi, que des nationalistes russes sont vraisemblablement à l’origine de cette attaque DDoS, pour “réduire au silence un adversaire trop visible”, a-t-il expliqué à l’AFP.


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