Augustin de Romanet – Aéroports de Paris : « Ces espaces d’échanges numériques »

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Futur en Seine: le groupe Aéroports de Paris mise sur le numérique pour diminuer le temps d’attente aux postes de sécurité et favoriser les échanges entre voyageurs d’affaires.

(Update 16H25) Aéroports de Paris est une entreprise d’infrastructures, de béton. On pourrait la croire – à tort –  immunisé par cette « l’uberisation » telle que le décrit Maurice Levy, patron de Publicis.

Mais non, assure son P-DG Augustin de Romanet qui intervenait à Futur en Seine dans le cadre d’une allocution remontant au 11 juin. « Un aéroport, c’est un lieu de connexions, d’échanges et ADP doit, bien sûr, prendre ce virage de la transformation numérique. »

« Nous devons proposer le meilleur service au prix le plus bas. Un aéroport, c’est une petite ville. Dans le courant de l’été, il y a chaque jour 80 000 salariés et 230 000 passagers à Roissy – Charles de Gaulle. »

Objectif : optimiser le flux de passagers et les files d’attente aux postes de sécurité entre le PIF (Poste d’inspection filtrage) et le PAF (Police de l’air et des frontières). D’ailleurs, ADP est en train de tester la reconnaissance de l’iris ou de visage.

ADP a aussi pris une participation dans une start-up qui gère les mouvements de foule dans les stades de sports afin d’adapter sa solution au monde aéroportuaire.

Équipés de tablettes, les 7000 agents peuvent connaître le temps d’attente des voyageurs et si cette attente peut être contrariée par une valise abandonnée pour proposer un itinéraire bis.

ADP expérimente, par ailleurs, des robots voituriers qui assureront le stationnement au plus serré des voitures dans les parkings, ce qui libérera de la place.

Le groupe fait également voler des drones pour améliorer l’entretien des toits, des ponts, des clôtures.

Des iBeacons dans les galeries marchandes.

Il s’agit aussi d’améliorer la relation-client. En proposant le Wi-Fi gratuit depuis 1er juillet 2014 à Orly et Roissy, ADP peut proposer derrière des services innovants.

L’application mobile My Airport prévient le voyageur si son avion en retard.

Des iBeacons dans les galeries marchandes permettront bientôt de pousser des promotions commerciales sur les smartphones

Mais il ne s’agit pas pour Augustin de Romanet d’être trop intrusif. « Trop de messages tuent les messages. Nous avons divisé par deux le nombre de panneaux publicités. En proposant des surfaces de mais meilleure qualité, nous avons multiplié par six leur rentabilité. »

ADP soigne aussi ses voyageurs d’affaires qui représentent le gros du trafic des navettes d’Air France.

En février dernier, Augustin de Romanet a inauguré l’Espace business, un lieu connecté et gratuit situé dans le Hall 2 du terminal Ouest de Paris-Orly.

Les quelques 9 000 business men que ce hall accueille chaque jour peuvent mettre profit le temps d’attente avant leur vol pour élargir leur réseau professionnel.

L’application sociale My Airport les mettant en relation avec leurs potentiels prospects ou partenaires.

Le week-end du 5 au 7 juin, ADP et l’Aéroport d’Amsterdam-Schiphol organisaient un hackathon commun. Les participants avaient 48 heures pour révolutionner l’expérience voyageur.

Le premier prix est revenu à une application qui envoie automatiquement des SMS à ses proches pour les prévenir du retard de son vol (Planifly).

Le second prix concernait une solution de crowdsourcing permettant de signaler un incident dans l’aéroport à l’aide de son smartphone (Pipe Up).

Enfin, le grand prix est revenu à Surf, une application mobile de réalité augmentée qui guide le voyageur dans l’aérogare.


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