Autopartage : Mobility Tech Green lève des fonds pour rouler en Europe

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5 millions d’euros pour Mobility Tech Green et sa plate-forme technologique dédiée aux parcs de véhicules en autopartage.

Son chiffre d’affaires, ses effectifs, mais aussi le nombre de véhicules équipés de ses solutions technologiques : autant d’indicateurs que Mobility Tech Green compte doubler en 2017.

Après avoir levé, en trois tours de table bouclés en 2010, 2012 et 2014, un peu plus d’un million d’euros, la SAS rennaise passe à la vitesse supérieure, avec le soutien de Financière Fonds Privé, qui injecte 5 millions d’euros.

Né en 2009, Mobility Tech Green est néanmoins en mesure de revendiquer « près de 15 ans d’expérience ». Elle a en effet été constituée pour commercialiser les technologies exploitées dans le cadre de l’activité d’autopartage City Roul’, mise en place à Rennes en 2002, sous l’impulsion de Pascal Roux.

L’intéressé est aujourd’hui président de Mobility Tech Green. Son associé cofondateur Didier Houal occupe le poste de directeur général.

Ceci n’est pas du covoiturage

L’entreprise se positionne, sous la marque e-Colibri*, comme un spécialiste de la gestion de flottes en autopartage pour les entreprises et les collectivités. Orange, Bouygues Immobilier, Ineo (GDF Suez), Nantes Métropole et le Grand Angoulême sont quelques-unes des références à avoir adopté son offre qui repose sur des équipements embarqués associés à une solution de gestion informatisée et à une app mobile.

Au dernier pointage, 1 500 véhicules en sont équipés en Europe, pour 30 000 utilisateurs, sachant que la présence commerciale s’étend à la France, la Suisse et la Belgique.

Le nord de l’Europe est dans le viseur, au même titre que l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Un développement qui reposera essentiellement sur des partenariats, comme le souligne le Comité des constructeurs français d’automobiles.

Mobility Tech Green rappelle régulièrement, dans sa communication, les différences qui existent entre le covoiturage et l’autopartage, dans le cadre duquel « un groupe d’individus ayant souscrit un abonnement utilise un parc de véhicules en libre service ». Avec, à la clé, une mutualisation des coûts, le choix entre plusieurs types de véhicules et un réseau de stations qui permet d’éviter d’avoir à rechercher une place de stationnement.

Des enjeux réglementaires

Capitalisant sur des partenariats noués dernièrement avec La Poste et Modulauto (opérateur d’autopartage dans le sud de la France), Mobility Tech Green vise les 3 millions d’euros de revenus sur l’exercice en cours. Ce qui passera par un renforcement de l’équipe d’une douzaine d’employés. Des postes sont actuellement ouverts pour un développeur back-end/front-end ou encore un assistant commercial.

Pour ce qui est de la flotte e-Colibri, il est question d’un carnet de commandes de « plus de 10 000 véhicules » au sein desquels la solution sera déployée « dans les trois ans à venir ».

Dans l’immédiat, l’accent est mis sur la technologie « Who Drives », qui automatise – par badge ou code PIN – l’identification des conducteurs dans les véhicules non attribués. Il s’agit là d’aider les employeurs à répondre à la loi qui leur impose, depuis le 1er janvier 2017, de dénoncer aux services de police ou de gendarmerie l’identité des salariés qui commettent des infractions au Code de la route.

* Une deuxième offre baptisée Mobilycar a été montée sur ce socle. Elle inclut le véhicule avec badge d’accès, assurance et plate-forme de réservation. L’expérience de l’utilisateur final reste fondée sur l’application Mobility Manager, définie comme un « assistant de mobilité multimodale ».


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