Azimo : la plateforme de transfert d’argent privilégiée de Rakuten

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A travers son fonds FinTech, Rakuten (groupe e-commerce d’origine japonaise) a investi dans le service de transfert d’argent Azimo d’origine britannique.

Rakuten (propriétaire de PriceMinister en France) vient soutenir Azimo, plateforme de transfert d’argent en ligne.

Cet effort se concrétise dans le cadre d’une levée de fonds de 15 millions de dollars à travers laquelle le fonds FinTech du groupe Internet japonais a pris le lead.

D’autres investisseurs ont participé à ce nouveau de table : eVentures, Frog Capital, Greycroft, Accion et MCI Capital.

D’origine britannique tout comme ses autres concurrents pure players WorldRemit ou TransferWise, Azimo veut « consolider sa position en Europe et accélérer son expansion en Asie ». Le service de transfert d’argent dispose déjà d’une déclinaison française.

Depuis sa création en 2012 par quatre associés (Marek Wawro, Michael Kent, Marta Krupinska et Ricky Knox), la start-up FinTech a levé un montant total de presque 47 millions de dollars en cinq tours.

Elle revendique 500 000 clients qui se sont « déjà connectés à sa plateforme » de portée mondiale. La semaine dernière, elle a déployé des nouvelles versions de ses applications sous Android et iOS.

Rakuten est particulièrement intéressé par le potentiel de développement d’Azimo en Asie, son terrain de prédilection. Dans cette zone figurent sept des dix pays qui reçoit le plus de transferts d’argent (en particulier aux Philippines et en Thaïlande).

Cela représente des flux financiers de l’ordre de 250 milliards de dollars par an en provenance de 60 millions de migrants installés dans les quatre coins du monde.

Le potentiel du numérique est important à double titre. En l’état  actuel, plus des trois quarts des transferts d’argent en Asie sont effectués hors ligne, via des banques ou des relais de transfert d’argent type succursales de Western Union. Et l’Asie constitue un marché phare pour l’essor des smartphones à bas coûts.

C’est également une guerre des tarifs qui est enclenchée sur les commissions prises en fonction du montant d’argent transféré. Les expéditeurs peuvent être ponctionnés dans une fourchette de 5 à 8 % par transaction en optant pour un circuit traditionnel.

Alors que les pure players comme Azimo brisent le commissionnement (inférieur à 2 %) en espérant se rattraper sur le volume des flux financiers.

On peut imaginer que Rakuten poussera des synergies avec d’autres apps du groupe comme l’outil de messagerie instantanée Viber.

Fin 2015, Rakuten avait lancé un fonds d’investissement spécial FinTech de 100 millions de dollars. Le groupe Internet japonais, spécialisé dans l’e-commerce, n’avait pas attendu son instauration pour investir le spectre des services alliant finances et nouvelles technologies.

Ainsi, en mars 2015, elle avait pris une participation dans Bitnet, une start-up qui favorise les paiements en bitcoin sur les sites marchands ou marketplaces.

Sur le marché du transfert d’argent via Internet, les start-up se bousculent pour grignoter des parts du gros gâteau : au-delà du trio britannique (Azimo, WorldRemit, TransferWise), on trouve PayTop (France) et Xoom (USA).


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