B-A BA, fait l’ordinateur…

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Issu de l’imagination fertile d’Arthur C. Clarke, HAL, l’ordinateur parlant de 2001 : l’odyssée de l’espace, pourrait devenir une réalité. En tout cas, c’est le nom donné à un système de conversation mis au point par une société israélienne, et qui aurait aujourd’hui le niveau d’un enfant de 15 mois… La réalité dépasserait-elle la science-fiction ?

Ceux qui ont vu 2001 : l’odyssée de l’espace, l’oeuvre majeure de Stanley Kubrick adaptée en 1968 du roman d’Arthur C. Clarke, se souviennent probablement de HAL, l’ordinateur de bord humanisé par sa capacité à parler (et à tuer). Eh bien, HAL pourrait prochainement devenir une réalité, ainsi que le révèle le magazine anglais New Scientist. La société israélienne Artificial Intelligence Enterprises (AI) aurait mis au point un logiciel qui apprend à parler à l’ordinateur. Baptisée HALone, cette technologie repose sur le principe de l’auto-apprentissage à partir de conversations avec un tuteur. Comme un bébé, HALone est parti de zéro pour atteindre, aujourd’hui, le niveau d’un enfant de 15 mois.

Un test pour évaluer “l’intelligence” d’une machine

D’après son concepteur, le système aurait, en effet, passé avec succès une version “infantile” du test de Turing, du nom du mathématicien du siècle dernier qui a effectué de nombreuses recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle. L’idée de base est simple : si une personne est incapable de déterminer avec certitude si elle converse avec un autre être humain ou avec une machine, alors la machine peut être considérée comme intelligente, avait énoncé Alan Turing. Le système, dont le secret est si bien gardé que le site Web ne dévoile aucune information, aurait donc passé un test de Turing simplifié. Non validé par le mathématicien lui-même.

Pour l’heure, le système saurait juste répondre à des questions entrées au clavier par des phrases simples de quelques mots. Exemple donné par New Scientist : si on lui demande à quoi il voudrait jouer au parc, il pourrait répondre “Ballon, maman” (en anglais pour le moment). Il faudra donc que le concepteur de Hal lui greffe des bras et des mains, en plus de la langue.

Bien sûr on peut facilement se gausser. Mais pour Jason Hutchens, le concepteur de HAL version “non science-fiction”, le projet est des plus sérieux. Et il rappelle une autre phrase de Turing que, dit-il, tout le monde a oubliée : “La meilleure façon de passer le test est de construire un bébé-machine et de l’entraîner.” Avec à la clé la possibilité, enfin diront certains, de jeter son clavier à la casse. Les Windows et MacOS de demain fonctionneront-ils à la voix de leur maître, grâce à Hal ?

Pour en savoir plus :

L’article de New Scientist (en anglais)


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