Les banques et la blockchain : au tour des chambres de compensation

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Six banques rejoignent les rangs du projet Unity Settlement Coin, axé sur la modernisation, par la blockchain, du système des chambres de compensation.

La blockchain peut-elle remplacer les chambres de compensation ?

Des institutions financières se sont réunies pour étudier la question. Elles travaillent, dans le cadre du projet « Unity Settlement Coin », sur un mécanisme alternatif de règlement-livraison associant registre décentralisé et cryptomonnaies.

La banque suisse UBS avait posé les premiers jalons en 2015, par le biais d’un partenariat entre son laboratoire de recherche basé à Londres et la start-up britannique Clearmatics. Elle avait ensuite pris l’initiative sous son aile, dans le cadre de son programme d’innovation « Crypto 2.0 Pathfinder ».

Banco Santander, Bank of New York Mellon, Deutsche Bank et ICAP (société de courtage) avaient rejoint la boucle lors de la deuxième phase du projet, enclenchée à l’été 2016 sous l’angle de la conformité réglementaire.

La troisième phase, axée sur le transfert de propriété et la réconciliation en cash, doit débuter sous peu, avec l’objectif de disposer d’une première version de production d’ici à fin 2018.

Pour l’occasion, les rangs d’Unity Settlement Coin s’étoffent à nouveau : Barclays, Canadian Imperial Bank of Commerce, Credit Suisse, HSBC, Mitsubishi UFJ Financial Group et State Street entrent dans la danse.

Sur la base des technologies de Clearmatics, le groupement se donne pour objectif de moderniser le système des chambres de compensation en le rendant plus rapide, plus fiable et plus économique.

Le dispositif étudié consisterait, lors de l’échange d’instruments financiers, à représenter le collatéral directement sur la blockchain, sous la forme de tokens.

Assimilables à des cryptomonnaies, ces jetons seraient à parité avec les principales devises fiat (euro, dollar…) et couverts par les banques centrales, excluant ainsi le risque de crédit. Ils pourraient être transférés directement entre l’acheteur et le vendeur, sans passer par un réseau de chambres de compensation.

En matière de risque de crédit, on aura relevé l’expérimentation du consortium LaBChain, monté en France par la Caisse des dépôts et qui explore la piste blockchain pour la gestion du collatéral non cash associé aux prêts-emprunts de titres.


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