Barack Obama a aussi conquis les “électeurs-internautes”

Mobilité

Twitter, Facebook, Second Life, Spore…L’effet Barack Obama est palpable à travers diverses initiatives en ligne.

La nuit américaine, c’était aussi sur le Web. Les mondes virtuels, les blogs, les sites communautaires ont suivi minute par minute ou plutôt seconde par seconde la journée électorale qui a consacré Barack Obama, comme le 44e président des Etats-Unis.

Et ça continue. Il suffit de visiter le site de micro-blogging, Twitter et plus particulièrement sa page “Election 2008” pour s’en rendre compte. Un message apparaît toutes les secondes.

Le site communautaire avait aussi mis en place, pour la journée d’hier, le “Twitter vote report” demandant aux électeurs de poster des messages de façon à informer la communauté du déroulement du vote dans les bureaux de poste du pays : problèmes technique, temps d’attente, etc.

“I voted sur Facebook”

Un autre réseau social a, quant à lui, organisé son propre sondage auprès de ses membres. Ils n’avaient qu’à cliquer sur le bouton “I voted” ajouté à leur profil pour indiquer qu’ils avaient participé.

Au moment où nous rédigeons cet article, Facebook comptabilise ainsi 5 447 875 votes très exactement. Une autre initiative sur le réseau social consistait à donner son statut en guise de marque de soutien au candidat de son choix. Là aussi, Barack Obama l’a emporté haut la main en raflant 70% des 1 745 754 profils donnés.

Sur MySpace, les internautes ont simplement annoncé, le nom du candidat pour lequel ils ont voté. Le concurrent de Facebook a créé une page “spécial élection” en partenariat avec la chaîne de télévision MSNBC et diffuse des vidéos, les dernières informations et les commentaires d’analystes. MySpace invite aussi ses membres à télécharger sur ses pages leurs propres vidéos en rapport avec l’élection.

C’est la foule dans le QG non officiel de Barack Obama sur Second Life

L’ampleur de l’événement à été tel que certains sites phares de la Toile ont rencontré quelques problèmes techniques. L’agence de presse AP rapporte que certains internautes ont rencontré des problèmes pour accéder au portail de Yahoo qui couvrait l’évènement en direct.

Lors de la précédente élection présidentielle américaine, le cabinet de mesure d’audience sur le Web Nielsen Online avait comptabilisé 80 millions de pages vues le jour du vote sur Yahoo Actualités et 142 millions le lendemain.

Internet n’a pas été le seul monde virtuel à vivre au rythme de cette journée électorale. Dans Second Life, les avatars des internautes ont fait campagne pour Barack Obama et pour John McCain pendant des mois.

D’après AP, à l’annonce des résultats, les supporters de Barack Obama, réunis dans leur QG de campagne fictif ont virtuellement applaudi, dansé et poussé des cris de joie. Et comme dans le monde réel, tous n’ont pas pu entrer à l’intérieur du bâtiment car il avait atteint son niveau de capacité maximum.

Côté républicain, les partisans de John McCain ont tout simplement déserté les lieux après la confirmation de sa défaite. Une carte géante des Etats-Unis était également mise à jour au fur et à mesure de l’annonce des résultats dans chaque Etat. D’autres avaient joué le jeu jusqu’à créer des avatars ressemblant à Barack Obama.

Sarah Palin, espèce en voie de disparition sur Spore

Dans le même genre, les équipes de développement de Spore d’Electronic Arts se ont aussi amusés. Rappelons le concept : les joueurs créent des créatures pour les faire évoluer du stade de la cellule à celui de civilisation.

Du coup, des “créatures” de Barack Obama, John McCain mais aussi de leurs colistiers respectifs, Joe Biden et Sarah Palin, ont été créés. Les membres de Spore inscrits sur le site pouvaient alors voter pour leur candidat favori.

Là encore, Barack Obama et Joe Biden n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires dans la course à la Maison Blanche. Alors que Barack Obama et Joe Biden ont atteint le stade “d’espèce florissante”, John McCain est resté un cran en-dessous au stade “d’espèce prospère” et Sarah Palin à celui “d’espèce en voie de disparition”.


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