Barack Obama dénonce le “protectionnisme IT” chinois

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Barack Obama s’insurge face aux mesures que la Chine met petit à petit en place pour encadrer les activités de l’industrie IT américaine sur son sol.

Barack Obama hausse le ton face au durcissement des mesures protectionnistes chinoises ciblant l’industrie IT des Etats-Unis.

Dans un entretien accordé à Reuters, le président américain explique s’être entretenu à ce sujet avec son homologue chinois Xi Jinping.

Il pointe notamment du doigt un projet de loi pour la lutte antiterrorisme qui obligerait les sociétés high-tech américaines à remettre aux autorités de Pékin les clés de chiffrement et les mots de passe protégeant l’accès aux données. Mais aussi à installer des portes dérobées (« backdoors ») simplifiant la mise en place d’opérations de surveillance.

Irrité par ces résolutions, Barack Obama invite le législateur chinois à réviser sa copie “si le pays veut encore faire affaire avec les Etats-Unis”. Ce qui laisse suggérer de mesures de rétorsion touchant les intérêts de la deuxième économie mondiale si la loi est adoptée en l’état.

Le projet de loi mis en cause a été présenté fin 2014. Révisé une première fois, il est actuellement examiné par le Parlement. Son adoption pourrait intervenir dans les prochains mois, voire les prochaines semaines.

Ces réglementations limitant l’exercice des constructeurs et des éditeurs se multiplient en Chine. Les autorités ont récemment remanié la liste des fournisseurs agréés pour les achats publics réalisés sans appel d’offres.

De moins de 3000 produits, on est passé à environ 5000… mais au profit de l’industrie nationale. Cisco, qui référençait 60 de ses produits en 2012, en est désormais exclu. Apple, McAfee, Intel et Citrix sont aussi hors-jeu, comme le note Silicon.fr.

Une autre loi publiée fin janvier oblige les fournisseurs des banques locales à communiquer les codes source des logiciels exploités (firmware compris), à accepter des audits et à installer des centres de R&D dans le pays.

Des exigences difficilement admissibles pour des sociétés travaillant à l’international : toute collaboration à ce niveau avec les autorités chinoises détruirait en effet la confiance des clients d’autres pays. Surtout que cette éventuelle collaboration est rendue publique via un texte officiel.

Crédit photo : White House


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