Basis Peak : Intel met les pendules à l’heure avec sa montre connectée

Mobilité

Alliance avec la société Fossil, bracelet MICA et maintenant montre connectée Basis Peak, Intel mise plus que jamais sur les wearables technologies.

Basis vient de lever le voile sur la montre connectée Peak qui succède à la B1. C’est la première smartwatch de la société basée à San Francisco depuis son acquisition par Intel en mars 2014 pour plus de 100 millions de dollars.

L’ère “post PC” oblige Intel à chercher de nouveaux leviers de croissance. Le fournisseur de processeurs, leader mondial, en a trouvé avec la mobilité mais aussi l’Internet des objets. Il s’agira d’un véritable tremplin pour sa nouvelle gamme de puces à basse consommation baptisée Quark.

Combinant une très petite empreinte (sa surface est 5 fois plus petite que celle d’un coeur Atom Silvermont) et une faible enveloppe thermique, le SoC Quark X1000 fut le premier dévoilé par Intel. Il a d’abord atterri sur la carte compatible Arduino baptisée Galileo avant d’intégrer plusieurs produits dès cette année.

Mais il n’équipe probablement pas la Basis Peak qui embarque un SoC similaire mais plus véloce que le STM32F10C6 de STMicroelectronics, une puce avec processeur 32 bits à architecture ARM Cortex M3, 32 Ko de mémoire flash, un capteur de température intégré…

La Peak compte pas moins de 5 capteurs pour suivre les mouvements de son porteur, quantifier sa transpiration, la température de sa peau, la fréquence de ses battements cardiaques en continu… Pour cette dernière mesure, Basis a grandement amélioré le capteur optique et lui a associé un algorithme plus sophistiqué.

La Peak exploite la technologie BodyIQ pour détecter automatiquement le type d’activité (vélo, marche ou même sommeil). C’est d’ailleurs grâce au rythme cardiaque qu’elle détermine si le porteur dort (et non grâce aux mouvements comme pour les autres montres et bracelets connectés).

Véritable mise à jour hardware de la B1, elle gagne également un écran LCD tactile noir et blanc ainsi que le profil BLE (Bluetooth Low Energy) du Bluetooth 4.0. De quoi la synchroniser sans trop consommer d’énergie avec un terminal Android ou iOS grâce à son application dédiée.

Et d’autonomie, il est question avec cette montre qui se distingue des modèles concurrents avec 4 jours entre deux recharges. C’est toutefois moins que la Pebble capable de tenir 7 jours, principalement grâce à son écran E-Paper produit par Sharp.

Déclinée suivant deux finitions (noire avec bracelet rouge et noir et grise), elle se pare d’aluminium anodisé tandis que l’écran est protégé par un verre de type Gorilla Glass 3. Elle est aussi étanche à 50 mètres (support de pression allant jusqu’à 5 ATM). L’utilisateur pourra changer de bracelet à sa guise puisque la largeur standard de 23 mm est adoptée.

La Basis Peak sera commercialisée aux Etats-Unis au tarif de 199 dollars dès novembre sur le site Web Mybasis.com mais aussi par plusieurs partenaires, dont Amazon et Best Buy. Elle le sera également au Canada et au Royaume-Uni avant la fin de l’année. Aucune indication n’est donnée quant à une commercialisation dans d’autres pays tels que la France.

Le processus d’élaboration d’un tel produit permet à Intel de parfaire son savoir-faire dans le domaine des montres connectées. Une méthode et des connaissances que la firme dirigée par Brian Krzanich ne manquera pas d’apporter à des constructeurs partenaires désireux de passer à l’heure des montres connectées. Fossil devrait être de ceux-là et il est fort à parier qu’un processeur Quark sera de la partie.

Le mano a mano entre Intel et ARM initié dans la mobilité gagne désormais les serveurs (on l’a vu avec la première cartouche Moonshot de HP avec processeur ARM 64 bits) et les wearable technologies.

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