Belgacom ferait les yeux doux à Cegetel

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L’opérateur belge de télécommunications Belgacom aurait approché Cegetel en vue d’une fusion. Le rapprochement raté avec le néerlandais KPN le contraint en effet à se choisir un nouveau partenaire. Vodafone et Deutsche Telekom sont également des candidats potentiels. Pourtant, si le français présente un certain nombre d’atouts, les écueils sont nombreux.

Après l’échec de sa fusion avec l’opérateur néerlandais de télécommunications KPN, l’opérateur historique belge Belgacom pourrait se tourner vers Cegetel. L’idée d’un rapprochement entre les deux sociétés n’est pas nouvelle. Des discussions ont lieu entre les deux groupes depuis cet été, croit savoir La Tribune. Toutefois, si jusqu’à maintenant les pourparlers n’ont pas dépassé le stade préliminaire, l’échec de la fusion Belgacom-KPN relance les possibilités d’une fusion avec l’opérateur français. Information démentie par Cegetel. Selon un porte-parole du groupe, cité par Les Echos, “il n’y a pas et il n’y a pas eu de négociations avec Belgacom”.

Un rapprochement entre les deux acteurs n’est pourtant pas impensable. Le français et le belge ont multiplié au cours de ces dernières années les accords commerciaux, notamment dans la téléphonie mobile. Par ailleurs, les deux opérateurs ont dans leur capital des actionnaires en commun. On retrouve effectivement l’opérateur américain SBC au capital de Belgacom et de Cegetel et le britannique Vodafone comme actionnaire de SFR (32 %), de Cegetel (15 %) et de Belgacom Mobile (25 %). Enfin, Cegetel est un opérateur complet (fixe, mobile, Internet) et son implantation en France, pays frontalier avec la Belgique, présente un certain avantage.

Des obstacles à l’horizon

Pour autant, rien n’est joué. Selon les accords entre les actionnaires de Cegetel, la répartition du capital de la filiale de Vivendi Universal doit rester en l’état jusqu’à fin septembre 2002. Par ailleurs, leurs actionnaires communs pourraient ne pas le rester : SBC n’a pas caché ses intentions de se désengager du marché européen pour se recentrer sur le marché américain, tandis que Vodafone – présent dans le capital de Cegetel depuis son rachat de Mannesmann – souhaite lui aussi céder sa participation dans Cegetel. Enfin, l’Etat belge, actionnaire majoritaire de Belgacom, souhaite un partenariat égalitaire. Or les deux sociétés n’ont pas le même poids. L’opérateur belge, qui n’est pas coté en bourse, est estimé à 12,2 milliards d’euros alors que Cegetel pèserait 20 milliards d’euros.


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