BI City: Oracle évangélise sur le décisionnel

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L’éditeur a organisé un séminaire professionnel à Paris sur la business intelligence. L’occasion de préciser sa stratégie en la matière.

Suite au lancement de sa gamme d’outils analytiques fOracle Business Intelligence Solutions survenu fin mars, Oracle a convié le 25 avril les professionnels de l’informatique et du marketing à une journée consacrée au décisionnel organisée à La Défense (Paris).

Dans le cadre de ce séminaire, baptisé “Oracle BI City” (pour “Business Intelligence City”), un ensemble de présentations sur les évolutions technologiques dans ce domaine ont été effectuées par Oracle et ses partenaires technologiques. “Nous devons communiquer au niveau de nos clients et de nos partenaires, clarifier notre stratégie”, explique Jean-Marc Defaut, responsable solutions technologiques chez Oracle France.

Selon lui, “Oracle ambitionne depuis pratiquement dix ans de créer une plate-forme décisionnelle homogène”. Le groupe s’est tout d’abord appuyé sur un système décisionnel avec un ETL (Extract-Transform-Load) chargé d’extraire des données de différentes sources et de les exporter dans une base. Confronté à la multiplication des outils de consultation, l’éditeur a par la suite cherché à construire un référentiel unique pour aider ses utilisateurs à faire évoluer leurs modèles plus facilement. Cette approche a été fortifiée par le rachat de Siebel Systems en début d’année, un éditeur de solutions de gestion de la relation clients qui avait une “approche très pertinente en la matière, avec tout un travail d’identification des principaux objets business devant être manipulés par métiers”, et ce, dans 22 secteurs dactivité. Contrairement au travail de la plupart des éditeurs, la stratégie de Siebel “partait du haut pour pré-développer les indicateurs les plus courants”.

Pour sa nouvelle offre, l’approche dOracle consiste à marier le meilleur de ses propres applications et de celles qu’il a rachetées à Siebel (voir édition du 28 mars 2006). Il associe ses propres compétences dans l’extraction de données aux capacités de cet éditeur dans l’identification de la valeur métier. Cette stratégie est issue du constat que ce sont moins les composants technologiques que l’intelligence marché apportée au client qui font la différence sur le marché du décisionnel (une grande partie des coûts associés à ces solutions étant en effet liés au travail de définition des indicateurs).

Une plate-forme ouverte à tous les ERP

“Oracle a effectué un virage significatif cette année, insiste Jean-Marc Defaut, nous avons définitivement fait le deuil d’une espèce de tout-Oracle pour faire du hot pluggable. Nous souhaitons donc apporter de la valeur dans des composants qui sont situés au-dessus des infrastructures du client, quelles quelles soient, sans obliger pour cela les clients à migrer vers Oracle”.

Il ajoute que chacune des applications intégrées par le groupe (Peoplesoft, JD Edwards ou, dernièrement, Portal Software, par exemple) pourra également à terme tirer profit des solutions de business intelligence dOracle.


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