Big Data : Altares parie sur les technos sémantiques pour l’export des PME

Big dataData-stockageEntrepriseStart-up
randstad-big-data
5 54

Altares s’allie à une start-up américaine du Big Data, Powerlinx pour aider les PME françaises de trouver simplement des partenaires à l’export.

Aider les petites et moyennes entreprises de France à exporter… et s’ouvrir de nouveaux marchés.

C’est le double objectif affiché par Altares, spécialisé dans le scoring financier des clients et fournisseurs, avec le lancement en France de Powerlinx, un service permettant aux dirigeants d’identifier de possibles partenaires à l’étranger.

« Très peu de nos PME exportent, car établir le contact avec des partenaires à l’étranger nécessite beaucoup de temps et d’investissement », plaide Laurence Augoyard, la présidente d’Altares, qui estime que Powerlinx est susceptible d’alléger ce processus.

Laurence Augoyard
Laurence Augoyard

Primée lors de Big Data Paris, salon qui se tenait les 7 et 8 mars au Palais des Congrès de la porte Maillot, la solution Powerlinx repose sur un partenariat avec une start-up américaine du même nom, fondée en 2012 par des anciens de Dun & Bradstreet (dont Altares est le partenaire exclusif dans l’Hexagone).

« Nous avions démarré un prototype de solution ciblant les mêmes objectifs que Powerlinx, mais basée sur des données structurées, raconte Laurence Augoyard. Puis, en mai dernier, nous avons croisé l’équipe de cette start-up, dont les développements étaient plus avancés que les nôtres. Surtout, ils ont adopté une approche totalement différente, basée sur l’analyse sémantique de données non structurées ».

La solution collecte les données des sites Web et des réseaux sociaux, et utilise l’intelligence artificielle pour identifier les 3 sociétés censées répondre au mieux à une requête particulière.

Altares veut s’ouvrir aux PME

« Tout réside dans la pertinence, dans la capacité de recommandation. Nous ne voulons surtout pas être un moteur de recherche », dit David Emery, un des fondateurs de Powerlinx. La solution propose également au moins un contact au sein des sociétés proposées : « un défi », reconnaît l’ancien responsable Asie-Pacifique de Dun & Bradstreet.

Powerlinx, dont la solution a été lancée en juin dernier, affirme avoir déjà ingéré les données de 35 millions d’entreprises dans 165 pays.« Et ce jeu de données s’enrichit de 2 millions de sociétés supplémentaires chaque mois », assure David Emery. La plate-forme, qui compterait 40 000 membres, est disponible en anglais, en hébreu et en français.

La société Powerlinx vient de boucler un premier tour de table externe de 7 millions de dollars, tour auquel Altares a pris part.

Powerlinx
L’interface Powerlinx.

« Ce type de solutions doit aider Altares à cibler les PME et les petites ETI », précise Laurence Augoyard. Le service devrait être proposé selon un mode freemium, avec un abonnement tournant autour de 100 euros par mois. « Sans oublier le lien avec notre activité historique », ajoute la dirigeante.

Altares peut en effet espérer vendre des services complémentaires (comme ses scores d’entreprises) autour des recommandations fournies par Powerlinx.

Faciliter le financement des PME

Le lancement de Powerlinx s’inscrit dans la stratégie d’Altares visant à construire des services Web exploitant des données B2B.

« Toutes les entreprises cherchent à créer de la valeur autour des données, relève Laurence Augoyard. Altares est légitime sur le traitement de données, du fait de son activité de gestion des risques clients et fournisseurs. Nous voulons nous étendre à de nouveaux marchés liés aux autres enjeux des entreprises : le développement commercial, le ciblage marketing, la compliance, le financement… »

En parallèle du lancement de Powerlinx, Altares vient également de dévoiler Liberfi, service censé faciliter le financement des PME en leur permettant de soumettre un dossier auprès de multiples interlocuteurs (banques, acteurs du crowdfunding, capital-risque, etc.).

« Une entreprise pourra aussi connaître en ligne sa capacité de financement, par algorithmes », précise Laurence Augoyard.

A lire aussi :

Big data & analyse sémantique : Proxem lève 1 million d’euros

IA, IoT, big data : TellMePlus lève des fonds pour tout explorer

Big data : Axelle Lemaire et l’Académie des Technologies montent au créneau

(Crédit photo : Juergen Faelchle – Shutterstock.com)


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur