Bilan et perspectives pour France Télécom

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Alors que le dégroupage peine à s’installer en France, France Télécom annonce un bilan assez positif de son déploiement ADSL sur le territoire français. Le dégroupage, qui reste encore pour certains loin d’être effectif, profite surtout à l’opérateur historique qui couvre avec son offre ADSL 66 % du territoire et annonce 80 % pour 2003.

France Télécom présentait, ce 4 décembre, le bilan de ses activités réseaux en 2001 ainsi que ses perspectives pour l’année prochaine. L’opérateur historique totalise ainsi 318 000 clients abonnés à des offres haut débit du groupe pour novembre 2001. Le réseau haut débit couvre 66 % du territoire français. A moins d’un mois de 2002, France Télécom table toujours sur 500 000 clients ADSL. Fin 2002, l’opérateur envisage 1,3 million de clients ADSL avec une couverture du territoire de 73 %. Il faudra attendre 2003 pour que 80 % du territoire français soient couverts. Autant de projections qui ne font qu’ajouter quelques rancoeurs aux opérateurs alternatifs qui accusent l’opérateur historique de freiner le dégroupage pour s’emparer du marché du haut débit en France.

Si France Télécom a révélé que 3,5 millions de lignes principales sont “atteignables par le dégroupage”, il s’est bien gardé de mentionner que seules 20 lignes étaient aujourd’hui effectivement dégroupées, chiffre révélé récemment par la Commission européenne (voir édition du 3 décembre 2001). Il a annoncé qu’un nouvel opérateur, en l’occurrence LDCom, avait signé le protocole d’accord sur le dégroupage, établissant ainsi à six le nombre d’opérateurs à vouloir se positionner sur l’accès Internet dégroupé. Mais face aux opérateurs mécontents sur le dossier du dégroupage, France Télécom rappelle que les opérateurs alternatifs ont quatre moyens pour proposer de l’Internet haut débit, en plus du dégroupage total – lequel est considéré par Jean-Yves Gouiffès, directeur exécutif de la branche réseaux chez FT, comme extrêmement onéreux et risqué. France Télécom, qui est aussi à l’étranger dans la même position que les opérateurs alternatifs en France, préfère se tourner, via ses filiales, vers des offres ADSL en mode ATM qui nécessitent peu d’investissement. A part les offres de dégroupage partiel, France Télécom a bien évidemment souligné que la quatrième solution étaient la revente de son offre ADSL…

Le SDSL pour l’été 2002

Au niveau des offres entreprises, les offres haut débit France Télécom reposent essentiellement sur son produit Turbo DSL. L’opérateur estime qu’aujourd’hui son offre permet de bénéficier d’environ 10 fois plus de débit, pour le même prix, par rapport à l’utilisation d’une liaison louée. L’offre devrait toutefois évoluer, France Télécom souhaitant intégrer la technologie SDSL pour l’été 2002, une technologie qui permettra surtout de proposer des débits symétriques et non plus asymétriques.

France Télécom a annoncé que des expérimentations NGN (Next generation networks) étaient menées depuis octobre dernier et sur une période de six mois. L’architecture NGN assure l’indépendance des couches entre elles. Ainsi, le réseau dorsal multiservice est indépendant des services usagers. L’architecture NGN est composée de différentes couches : connectivité, accès, contrôle, applicatifs et services. Le réseau multiservice NGN permet ainsi aux prestataires de services d’améliorer le contrôle, la sécurité et la fiabilité tout en réduisant leurs coûts d’exploitation.


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