Biographie de Steve Jobs : Itinéraire d’un enfant surdoué

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Walter Isaacson vient de publier une biographie de Steve Jobs, quelques semaines après son décès. Elle est basée sur une série d’entretiens avec le fondateur d’Apple et de rencontres avec ses proches.

Alors que Steve Jobs est décédé le 5 octobre dernier d’une récidive de son cancer du pancréas, une biographie sur l’emblématique fondateur d’Apple vient de sortir en France, tirée à 42 000 exemplaires, sobrement intitulée « Steve Jobs ».

Initialement, le livre devait être disponible en librairie le 21 novembre, mais la date de sortie a été avancée suite à la mort du Steve Jobs au début du mois.

Edité chez Jean-Claude Lattès, son auteur, Walter Isaacson a reçu l’aval de Steve Jobs pour la publication de cet ouvrage. L’auteur a vu les choses en grand pour retracer l’itinéraire, personnel et professionnel, de l’ex-patron d’Apple : Walter Isaac a mené pendant deux ans une quarantaine d’entretiens avec Steve jobs et rencontré une centaine de personnes proches du fondateur de la « marque à la pomme » en 1976, avec son acolyte Steve Wozniak.

Décrit comme un génie hyperactif et perfectionniste, cette biographie met en avant la personnalité de Steve Jobs étroitement liée aux produits créés par Apple : le premier ordinateur de la marque en 1978, l’iPod, l’iMac, les MacBooks, l’iPhone ou encore l’iPad.

Intransigeant, passionné, obsédé par le contrôle, Steve Jobs a fasciné sa famille, ses amis, ses collègues, ses concurrents autant qu’il a agacé.

Walter Isaacson retrace ce parcours extraordinaire, qui a permis au fondateur d’Apple de laisser son empreinte en termes d’innovations, de « management » et de valeurs.

Cette biographie commence par retracer l’enfance de Steve Jobs, son adoption par une famille californienne dans les années 60, en plein cœur de la Silicon Valley.

Jeune adulte, sans diplôme, il part en Inde, devient végétarien et se convertit au bouddhisme.

En 1976, il créé Apple avec son ami Steve Wozniak  au fond d’un garage et ils mettent au point un boîtier électronique permettant de téléphone en longue distance gratuitement.

En 1985, poussé vers la sortie, il quitte l’entreprise qu’il a fondée. Il tient sa revanche en 1996, rappelé à la tête d’Apple, alors en perte de vitesse.

Malade depuis de nombreuses années, Steve Jobs a choisi de vivre sa maladie quasiment en secret. Alors que les médecins lui diagnostique une tumeur au pancréas, il se refuse à se faire opérer pendant neuf mois, préférant se tourner vers la macrobiotique et la spiritualité.

Dans le dernier chapitre de sa biographie, Walter Isaacson expose la vision de Steve Jobs en termes de « business ».

Quelques extraits. « Ma passion a été de bâtir une entreprise pérenne, où les gens étaient motivés pour fabriquer de formidables produits. Tout le reste était secondaire. Bien sûr, c’était génial de réaliser des profits, parce que cela nous permettait de créer de bons produits. Mais la motivation est le produit, non le profit. »

Artiste et ingénieur, c’est du pareil au même : « De nombreuses personnes créent des innovations – ce n’est donc pas ce qu’il y a de plus marquant dans ma carrière. Si Apple interpelle les gens, c’est parce que notre innovation recèle une grande part d’humanité. Je pense que les grands artistes et les grands ingénieurs se ressemblent : tous deux ont le désir de s’exprimer ».

La vision de Steve Jobs au sujet de l’évolution de Microsoft : « Il est facile de jeter la pierre à Microsoft. Ils ont clairement perdu leur domination. Pourtant, je mesure leurs accomplissements et les difficultés qu’ils ont traversées. Ils étaient très doués en matière de marketing, mais, concernant leurs produits, ils ont été moins ambitieux qu’ils auraient dû. Bill aime se définir comme un homme de produits, mais c’est faux. Bill est un homme d’affaires. Gagner des parts de marché était plus important pour lui que réaliser des chefs-d’œuvre. »

Les 4 vies de Steve Jobs, l’autre biographie
En avril dernier, le journaliste et écrivain Daniel Ichbiah a lui aussi sorti une biographie de Steve Jobs « Les 4 vies de Steve Jobs » (LEDUC.S ÉDITIONS).
Daniel Ichbiah revient ainsi sur « sa quête de l’illumination en Inde », « son refus initial de reconnaître la paternité de sa fille Lisa », « sa quête de sa mère qui l’a abandonné à sa naissance » et « la tentative de soigner son cancer par un régime alimentaire végétarien ».

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