Bitly lève 20 millions de dollars

Régulations

Le service de raccourcissement d’URL Bitly orchestre son troisième tour de table en quatre ans d’exercice et lève 20 millions de dollars.

Sous la houlette de son P-DG Peter Stern, Bitly s’apprête, après quatre ans d’exercice, à officialiser un nouveau tour de table évalué à quelque 20 millions de dollars.

Les investisseurs ne se sont pour l’heure pas fait connaître, mais il s’agit là d’une levée de fonds sans précédent pour le service de raccourcissement d’URL, dont la première opération du genre, menée en mars 2009, avait en comparaison généré 2 million de dollars.

En octobre 2010, RRE Ventures avait pris les rênes d’un deuxième tour de table à 10 millions de dollars. Depuis lors, d’aucuns s’étaient risqués à prédire un avenir si faste, le principal allié Twitter ayant notamment retourné sa veste avec la mise en place d’un outil similaire.

A mesure que la concurrence, emmenée par t.co, j.mp, bu.tt et consorts, jetait l’éponge aussi sec, l’on ne donnait pas cher de Bitly, ce pur produit du groupe Betaworks, auteur d’un investissement initial de 1,5 million de dollars et qui a longtemps hébergé les équipes du projet dans ses locaux.

Donné pour victime expiatoire de la furia Twitter, Bitly a su se détacher de cette emprise pour étendre ses capacités à d’autres plates-formes communautaires tels Facebook et Tumblr, précise The Verge.

Accessible via une interface Web, des marque-page, des extensions pour navigateur Internet et des applications mobiles (Android, iOS), le service dispose également d’une API ouverte et d’un écosystème de composantes annexes, comme cet outil d’agrégation des vidéos partagées sous la forme de liens raccourcis.

Mais son modèle économique se base essentiellement sur une formule Premium dédiée aux entreprises, et qui leur offre un tableau de bord destiné à mesurer leur e-réputation et optimiser leur communication en conséquence.

En août dernier, Bitly avait déjà laissé transparaître des ambitions sur le long terme avec le rachat de Twitterfeed, pour tenter de constituer un écosystème de fonctionnalités articulé autour de la publication automatisée sur Twitter.

 

Crédit image  © Marc Dietrich – Fotolia.com


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