BlaBlaLines : comment BlaBlaCar investit le covoiturage courte distance

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BlaBlaCar se positionne officiellement sur le covoiturage courte distance avec l’application BlaBlaLines. Quelle approche et quels objectifs ?

Il va falloir s’y habituer : BlaBlaCar, ce n’est plus une, mais deux applications mobiles.

La société Internet s’est officiellement positionnée, ce mardi, sur le segment du covoiturage courte distance.

Visant, sous la marque BlaBlaLines, les trajets quotidiens « type domicile-travail », elle vient concurrencer des start-up telles que Citygoo, ecov et Karos.

Comme cette dernière, elle mise sur l’algorithmique et l’analyse de données pour automatiser la mise en relation des conducteurs et des passagers – alors qu’avec l’offre « historique » de covoiturage longue distance, le choix du conducteur, du prix et du point de rencontre se fait manuellement.

Expérimenter…

blablacar-0S’appuyant sur les résultats d’une enquête menée par l’institut ELABE avec le Laboratoire de la mobilité inclusive (think tank créé à l’initiative du groupe Total et de l’association Wimoov), BlaBlaCar affirme que 86 % des Français considèrent les difficultés d’accès à la mobilité comme un frein à l’emploi. Et qu’ils seraient 23 % à avoir effectivement refusé un travail dans ce cadre.

Comment fonctionne BlaBlaLines ? Du côté du conducteur, on indique ses habitudes de déplacement : lieux de départ et d’arrivée, récurrence, parcours privilégié… Le passager peut quant à lui effectuer une recherche entre 1 et 48 heures avant son départ. La plate-forme identifie alors, « dans les 30 minutes », « le bon conducteur ».

Cette procédure suppose qu’une ligne de covoiturage soit ouverte sur le trajet souhaité. Il faut pour cela un volume suffisant de conducteurs, ce dans les deux sens.

En l’état, deux itinéraires sont testés, sur les axes Toulouse-Montauban et Reims-Châlons-en-Champagne. Il n’est pas exclu, en fonction des retours d’expérience, de parvenir à une couverture intégrale du territoire français à l’horizon 2018.

… et communiquer

blablalines-1Les conducteurs ont le dernier mot, avec la possibilité d’accepter ou de refuser, en un clic, les covoiturages qui leur sont proposés.

Pour faciliter la prise en charge, des points de rencontre ont été définis : gares, places, musées, arrêts de bus, etc. Ces lieux se trouvent systématiquement, affirme BlaBlaCar, sur la route prévue par les conducteurs et au plus près des passagers.

Concernant la tarification, elle est « [calculée] par la plate-forme dans les limites du baromètre kilométrique en vigueur », peut-on lire dans les conditions générales d’utilisation du service. L’Argus évoque des frais de 5 euros pour un trajet de 50 km.

Contrairement à ce qui se fait pour le covoiturage longue distance, le paiement s’effectue à l’issue du trajet, en liquide.

Si BlaBlaCar – qui revendique 40 millions d’utilisateurs, dont 11 millions en France – reste discret sur le modèle économique associé, il l’est beaucoup moins auprès des entreprises, à la disposition desquelles est mis un kit de communication. BlaBlaLines a également ses comptes de réseaux sociaux (Facebook, Twitter). L’app n’est, pour l’heure, accessible que sur Android.

Crédit photo d’illustration : BlaBlaCar


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