BlackLine en Bourse : ce sera le Nasdaq

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BlackLine, éditeur américain de solutions cloud pour l’automatisation des processus financiers, vise une IPO à 100 millions de dollars sur le Nasdaq.

Une nouvelle entreprise technologique se signale en vue d’une IPO à trois chiffres aux États-Unis.

Dans son document de base communiqué vendredi 30 septembre 2016 à la SEC (Securities and Exchange Commission, organisme américain de contrôle et de réglementation des marchés financiers), BlackLine vise une opération à 100 millions de dollars sur le Nasdaq.

Spécialisée dans l’édition de logiciels pour la comptabilité et la gestion financière, l’entreprise basée à Los Angeles positionne ses solutions SaaS comme un complément aux ERP. Elle cible essentiellement les grandes organisations : 86 % des revenus de son dernier exercice proviennent de contrats avec des groupes réalisant plus d’un demi-milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel.

Qu’en est-il justement sur le front des résultats financiers ? BlackLine n’est pas encore rentable : si les indicateurs sont au vert pour le CA (en progression de 61 % entre 2014 et 2015) et la marge brute (+ 4 points, à 72,8 %), les pertes se creusent, passant de 16,8 à 24,7 millions de dollars.

Il faut dire que les investissements se sont accélérés, notamment sur la masse salariale, qui a crû de 52 % entre le 30 juin 2015 et le 30 juin 2016.

Dirigé depuis 2001 par sa fondatrice Therese Tucker aujourd’hui âgée de 55 ans, BlackLine revendique 1 523 clients à la fin du 1er semestre, dont des références dans le retail (Under Armour, Coca-Cola…) et le secteur technologique (Autodesk, GoDaddy, Rackspace…).

Il reste une vingtaine de clients qui n’ont pas migré vers le cloud. Pour les autres, ils s’engagent essentiellement sur l’offre avec un an d’engagement, même si, selon BlackLine, le taux de souscription à la formule 3 ans augmente.

En page 142 du document de base figurent quelques informations sur la répartition du capital. Le fonds Silver Lake Sumeru, qui avait pris une participation majoritaire en 2013, détient 47 % des actions au 31 août 2016. Iconiq, qui avait mis ses billes dans le même temps, en est à 23,1 %, contre 27,6 % pour le top management de l’éditeur (15,6 % pour Therese Tucker).

Le 31 août a également marqué la finalisation d’un rachat : celui de Runbook, fournisseur hollandais de solutions cloud pour la gestion des bouclages financiers. Une acquisition qui s’est assortie d’un emprunt de 30 millions de dollars que BlackLine compte rembourser grâce aux produits de son IPO.

 


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