Blockchain et Docker : IBM fait la jonction via Hyperledger

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IBM s’est appuyé sur le projet Hyperledger pour créer un framework destiné à sécuriser l’exploitation de la blockchain… y compris avec Docker.

Permettre aux entreprises d’exploiter de manière sécurisée des réseaux blockchain ? Il y a un framework pour ça. En tout cas dans la stratégie d’IBM.

Le groupe informatique américain s’est appuyé sur un projet open source dont il est l’un des principaux contributeurs : Hyperledger.

Il en a récupéré le code et l’a adapté en travaillant notamment sur les contrôles d’accès (limitation du nombre d’utilisateurs ayant accès à une blockchain donnée), la gestion sécurisée des clés de chiffrement permettant de signer des transactions, mais aussi l’optimisation des opérations de cryptographie.

Ce framework maison, Big Blue l’a mis à disposition sur son cloud SoftLayer, avec des fonctions d’audit, de détection des accès non autorisés et de cloisonnement (pas de ressources partagées entre les différents nœuds connectés à un réseau blockchain).

La distribution est également disponible sur Docker Hub, pour permettre l’exécution de blockchains sécurisées sur de multiples plates-formes et serveurs, via des conteneurs Docker.

Pour les développeurs qui souhaitent créer rapidement des applications exploitant la blockchain, IBM ouvre, en version bêta sur son PaaS BlueMix, une série de services qui reprennent le code du projet communautaire Hyperledger.

Ce dernier, annoncé en décembre 2015, est chapeauté par la Fondation Linux.

Il vise à accélérer la technologie blockchain, à améliorer sa capacité de montée en charge et à la rendre plus simple d’usage. Avec un objectif à terme : établir un standard technologique de registres décentralisés adapté aux besoins de tous les secteurs de l’industrie.

Des acteurs du monde IT (Intel, Fujitsu, Hitachi, Accenture, VMware, Cisco, Red Hat…) et de la finance (Deutsche Börse, J.P. Morgan, London Stock Exchange Group, Wells Fargo…) accompagnent la démarche.

Du côté d’IBM, on dit avoir contribué à hauteur de plus de 40 000 lignes de code, avec une équipe de 35 ingénieurs. Et on insiste sur le fait que la blockchain du futur ne fonctionnera pas sur le modèle d’Internet, malgré la proximité des deux technologies en termes d’architecture.

Sur ce sujet, on consultera le point de vue de John Wolpert. Le « M. Blockchain » d’IBM expliquait récemment à CoinDesk que la blockchain pouvait être comparée à un Naspter ou à un BitTorrent qui évoluera vers un service de type Spotify ou Netflix…

Crédit photo : zaozaa19 – Shutterstock.com


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