Blockchain & finance : une révolution et des économies selon Accenture

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Selon Accenture, en exploitant la blockchain, les banques d’investissement pourraient réduire de 30% en moyenne leurs coûts d’infrastructures.

La blockchain serait en mesure de réduire les coûts d’infrastructures des banques d’investissement. Celles-ci pourraient en dégager une économie située dans une fourchette de 8 à 12 milliards de dollars par an d’ici 2025.

C’est l’une des conclusions d’une étude co-produite par le cabinet d’audit Accenture et McLagan (filiale de consulting pour les services financiers, propriété d’Aon Hewitt) sur la foi de l’analyse des coûts de huit des dix premières banques d’investissement dans le monde.

L’usage de la blockchain dans ce contexte servirait à réduire de 30% en moyenne les coûts globaux d’exploitation des couches middle- et back-offices.

Cette technologie décentralisée, transparente et sécurisée de stockage et de transmission constitue une base de donnée numérique présumée infalsifiable susceptible de servir de « registre » de référence pour le monde de la haute finance.

Ce constat n’est guère étonnant, estime Richard Lumb, qui dirige la branche des services financiers chez Accenture. Au regard des coûts engendrés par les multiples mises en conformité règlementaires et les problématiques de réconciliation des données qui incombent aux banques d’investissement.

Ces dernières sont « prêtes à explorer des technologies alternatives visant à réduire l’explosion des coûts d’exploitation et à améliorer leur rentabilité », évoque de son côté David Treat, expert des pratiques Blockchain dans le secteur des services financiers chez Accenture.

En remplaçant les bases de données fragmentées par un système distribué, les banques concernées pourraient diminuer les coûts associés au process d’uniformisation des données en vue d’une exploitation pour une analyse financière, améliorer la pertinence des données collectées et la sécurité du traitement des data, estime Silicon UK.

Avec l’exploitation de la blockchain, on trouverait des poches d’économies plus spécifiquement dans les process de reporting financier (avec un potentiel de baisse de 70% si la qualité optimisée des données suit) mais aussi dans les coûts de mise en conformité règlementaire (baisse de 50% en vertu des efforts consentis pour privilégier la transparence des transactions).

Divers types d’acteurs de la banque seraient susceptibles d’être intéressés par cette technologie disruptive pour traiter certaines opérations administratives lourdes (comme la compensation et le règlement de transactions sur titres).

Une myriade de POC « blockchain & finance » enclenchés dans le monde

Des firmes IT comme IBM ou Microsoft explorent le potentiel de la blockchain en fonction des secteurs d’activités. Et le finance est bien placée. Sans parler de la vague FinTech au cœur de cette révolution.

L’an passé, la Banque d’Angleterre a démarré des expérimentations avec la blockchain en collaboration avec PwC.

Aux USA également, les lignes bougent toujours avec IBM mais associé cette fois-ci avec le Réserve fédérale. En France, la Caisse des Dépôts et la Banque de France explorent aussi le potentiel.

La banque centrale nationale cherche à mettre en place la première blockchain opérationnelle dans un cadre interbancaire en établissant des démonstrations de faisabilité (POC en anglais), avec le concours de France Blockchain et Labo Blockchain.

L’approche devient très concrète : « Un premier domaine d’emploi concernant le partage d’un référentiel de Place, le fichier des Identifiants Créanciers SEPA (ICS), a été retenu pour un démarrage d’ici fin 2016 avec un premier cercle restreint de banques », selon une fiche de synthèse disponible sur Hello-Finance.com publiée fin septembre.


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