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BNF et Google : Frédéric Mitterrand se place en arbitre

Le ministre de la Culture temporise dans la polémique mêlant la BNF et Google et la présumée ingérence du groupe Internet dans les fonds de bibliothèques à numériser.

Le gouvernement aura son mot à dire à propos de la politique de numérisation des livres de la Bibliothèque nationale de France (BNF) et les vélléités de collaboration avec Google.

Alors que la BNF négocie actuellement avec Google (un accord pourrait survenir « d’ici quelques mois »), Frédéric Mitterrand veut prendre ce dossier à bras le corps.


Le ministre de la Culture et de la Communication compte mener des consultations avant de trancher sur une position globale, au-delà du cas particulier de la BNF. Mais il est inutile de prendre une décision en urgence.

« La numérisation de tous les patrimoines doit se faire dans une garantie d’indépendance nationale absolue », précise-t-il.

La polémique monte sur la présumée ingérence de Google dans la gestion numérique du patrimoine culturel au niveau national. Néanmoins, sur ce terrain miné, la BNF temporise aussi.

« La BNF n’a pas signé d’accord avec Google pour la numérisation de ses fonds, la bibliothèque n’a cependant jamais exclu un partenariat privé. » La porte à Google reste donc ouverte.

L’alternative Europeana

Le coût élevé de la numérisation par rapport au budget expliquerait ce virage radical de la BNF alors que Google dispose désormais d’un certain savoir-faire dans ce sens. Ce qui permettrait d’amoindrir les investissements financiers.

Pourtant, Jean-Noël Jeanneney, ancien président de la BNF (2002-2007), s’était farouchement opposé à ce type de collaboration avec Google, préférant parier sur l’émergence de la bibliothèque numérique européenne.

Jacques Chirac, alors Président de la République, avait suivi ses orientations en 2006.

Le temps passe : le portail Europeana (ou la mise en commun des ressources numériques des bibliothèques nationales des États membres de l’UE) a effectivement été inauguré fin 2008.

Mais cela n’empêche pas Google d’avancer de son côté : mi-2008, un accord de numérisation d’une partie des ouvrages présents dans la Bibliothèque municipale de Lyon, deuxième ville de France, avait été signé avec le groupe Internet.

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One Response to BNF et Google : Frédéric Mitterrand se place en arbitre

  • Le 1 septembre 2009 à 9:23 par MarJac

    Et que pensez-vous que le gouvernement actuel en général et Frédo en particulier, zélé défenseur de la politique extrême-libérale de son recruteur, vont faire : entre l’indépendance couteuse d’une entreprise culturelle européenne et le « je m’en lave les mains, c’est le privé qui s’en occupe comme ça on aura pas un kopeck à dépenser pour la culture », le choix va être vite fait. Même s’il y a des gesticulations de façade pour préserver l’indépendance…
    « Quand j’entends le mot culture, je range soigneusement mon chéquier… »

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